Optimisation fiscale freelance : quelles stratégies ?
Découvrez une stratégie fiscale et patrimoniale sur-mesure qui vous profite au niveau professionnel et personnel.
Déjà plus de 230 entrepreneurs accompagnés
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Oui, si vous travaillez seul, sans salarié, comme freelance, consultant ou solopreneur, déjà installé ou en transition, et que vos recettes annuelles se situent entre 50 000 € et 300 000 €. Vous y trouverez les leviers qui comptent en 2026 : le statut, les dépenses déductibles, votre rémunération, puis la holding quand elle a un sens.
J'ai accompagné plus de 230 dirigeants, entrepreneurs, professionnels libéraux, médecins, avocats, directeurs commerciaux… Ce guide commence par ce que vous payez aujourd'hui, puis regarde ce qu'une autre structure changerait pour vous.
Si vous dirigez une société qui emploie des salariés, mon analyse sur l'optimisation fiscale de la SAS et de la SASU vous concerne davantage.
Si vous exercez une profession libérale réglementée (médecin, avocat…), une partie de vos règles vous est propre, à commencer par la forme de société : la société d'exercice libéral.
Quel que soit votre statut, deux prélèvements pèsent sur l'activité : l'impôt et les cotisations sociales. Seule leur assiette varie : les recettes encaissées en micro-entreprise, le bénéfice réel en entreprise individuelle, puis salaire et dividendes en société.
| Statut | Impôt | Cotisations sociales |
| Micro-entreprise (art. 50-0 et 102 ter du CGI) | impôt sur le revenu au barème, sur le chiffre d'affaires diminué d'un abattement de 34 % (activité libérale) ou de 50 % (services commerciaux ou artisanaux) ; ou, sur option, versement libératoire de 2,2 % ou de 1,7 % du chiffre d'affaires | un taux fixe du chiffre d'affaires : 25,6 % en activité libérale relevant de la Sécurité sociale des indépendants, 23,2 % à la Cipav, 21,2 % en services commerciaux ou artisanaux |
| Entreprise individuelle au réel | impôt sur le revenu au barème, sur le bénéfice réel (recettes moins frais) | cotisations de travailleur non salarié, sur le bénéfice |
| EURL à l'impôt sur les sociétés | 15 %, puis 25 % sur le bénéfice de la société ; votre rémunération au barème ; vos dividendes : 31,4 % sur la part sous le seuil de 10 % du capital ; au-delà, 12,8 % d'impôt et des cotisations | cotisations de travailleur non salarié sur votre rémunération, et, à la place des prélèvements sociaux, sur la part des dividendes qui dépasse 10 % du capital (art. L. 136-3 du Code de la sécurité sociale) |
| SASU à l'impôt sur les sociétés | 15 %, puis 25 % sur le bénéfice ; votre salaire au barème ; vos dividendes à 31,4 % par défaut | cotisations de salarié sur votre salaire, sans assurance chômage ; aucune sur les dividendes |
| Portage salarial | votre salaire au barème, comme un salarié | cotisations de salarié, assurance chômage comprise |
Lecture utile : en micro, tout se joue sur le choix de rester ou de partir ; en société, sur le partage entre salaire et dividendes. Les taux de la micro cités sont ceux de 2026 (fiche F36232 et fiche F23267 de service-public).
En société, l'impôt sur les sociétés est de 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice, sous conditions, puis de 25 % (art. 219 du CGI). Sur vos dividendes, le prélèvement forfaitaire unique est de 31,4 % depuis le 1er janvier 2026 (art. 200 A du CGI ; loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025, art. 12).
Deux impôts s'ajoutent, hors portage salarial, où la société de portage facture vos clients. La TVA : vous ne la facturez pas tant que vos prestations restent sous les seuils de la franchise en base : 37 500 €, avec une tolérance jusqu'à 41 250 € ; au-delà de ce second seuil, la franchise cesse dès le jour du dépassement (fiche F21746 de service-public, vérifiée le 1er janvier 2026).
La cotisation foncière des entreprises : aucune l'année de la création, une base réduite de moitié l'année suivante, et aucune tant que vos recettes ne dépassent pas 5 000 € (fiche F23547 de service-public, vérifiée le 2 avril 2026).
Pour savoir où vous en êtes entre la micro, une société et le portage, cinq questions suffisent.
Micro ou société : où en êtes-vous ?
Cinq questions sur votre activité. Le résultat vous dit si la micro-entreprise garde l'avantage, si une société mérite un chiffrage, ou si le portage reste défendable, et ce qu'il faut vérifier.
Répondez aux questions.
Auto-diagnostic indicatif, fondé sur les règles exposées dans cet article (plafonds et abattements de la micro-entreprise, art. 50-0 et 102 ter du CGI). Il ne calcule ni impôt ni économie, et il ne vaut pas conseil.
Prendre rendez-vous (30 min)Trois : un plafond de la micro-entreprise relevé, de nouveaux taux de cotisations pour les micro-entrepreneurs et une flat tax à 31,4 % sur les dividendes. Chacun déplace le point où une société devient intéressante pour vous.
83 600 € pour les prestations de services, libérales, commerciales ou artisanales, et 203 100 € pour la vente, de 2026 à 2028 (art. 50-0 et 102 ter du CGI ; BOI-BAREME-000044 du 19 août 2026). De 2023 à 2025, ces seuils étaient de 77 700 € et de 188 700 €.
Un premier dépassement ne vous fait pas sortir de la micro. Si vous dépassez deux années de suite, vous passez au régime réel au 1er janvier de la troisième (fiche F32353 de service-public). Vous avez donc une année pour préparer la sortie.
Le décret n° 2025-943 du 8 septembre 2025 a modifié les taux des micro-entrepreneurs pour les périodes qui courent depuis le 1er janvier 2026. En activité libérale relevant de la Sécurité sociale des indépendants, vous payez 25,6 % de vos recettes en cotisations ; à la Cipav, 23,2 % ; pour les services commerciaux ou artisanaux, 21,2 % (fiche F36232).
Ce taux porte sur chaque euro encaissé, quels que soient vos frais. Quand l'activité grandit et que les frais montent, c'est l'une des raisons de regarder une société.
Depuis le 1er janvier 2026, un dividende supporte par défaut 31,4 % de prélèvement forfaitaire unique : 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux, contre 30 % avant (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025, art. 12). Les revenus fonciers restent à 17,2 % de prélèvements sociaux.
Pour vous, le calcul d'une SASU payée en dividendes se refait : il est détaillé plus bas, dans la section sur la SASU.
Trois éléments décident : vos coûts réels, le revenu qu'il vous faut pour vivre et les projets à financer. Dans mes posts du 21 novembre 2023 et du 28 janvier 2024, je l'écrivais ainsi : « en général, micro ou EURL, et autre si exception ». Ce choix engage votre impôt, votre protection sociale, votre chômage à la création et la possibilité d'une holding plus tard.
Tant que vos dépenses professionnelles pèsent moins que l'abattement et qu'aucun projet ne réclame de capital. Ce forfait couvre vos frais d'office : 34 % du chiffre d'affaires en activité libérale, 50 % en services commerciaux ou artisanaux (art. 102 ter et 50-0 du CGI).
Quand vos dépenses restent sous ce forfait, l'impôt porte sur moins que votre vrai bénéfice ; au-dessus, il porte sur davantage.
Ses autres atouts : peu de paperasse, des cotisations calquées sur vos encaissements, et le versement libératoire si le revenu du foyer le permet. Sa limite : aucune dépense réelle ne se déduit. La comparaison se fait donc entre vos coûts et le forfait, jamais sur le seul montant facturé.
Depuis le 1er janvier 2026, l'aide aux créateurs et repreneurs d'entreprise (ACRE) n'est plus automatique : elle se demande à l'Urssaf dans les 60 jours qui suivent le début de l'activité (art. L. 131-6-4 du Code de la sécurité sociale ; fiche F11677 de service-public).
Le seuil légal, c'est le plafond : 83 600 € pour les services en 2026, avec une sortie imposée seulement après deux années de suite au-dessus. Le seuil économique arrive souvent avant. Dès que vos dépenses dépassent le forfait de votre activité, ou qu'un projet demande de garder de l'argent en société, la question se pose, même sous le plafond.
Un chiffre d'affaires qui n'est pas encore stable plaide pour attendre.
Parce qu'elle déduit vos dépenses réelles et laisse le bénéfice que vous ne consommez pas à l'impôt sur les sociétés, 15 % puis 25 % (art. 219 du CGI). Quand vous êtes son associé unique, l'EURL relève de l'impôt sur le revenu par défaut (art. 8, 4° du CGI), et l'impôt sur les sociétés se prend sur option (art. 239 du CGI).
Comme gérant, vous êtes travailleur non salarié : votre rémunération se déduit du bénéfice de la société, et vos cotisations se calculent sur elle. Pour la part de vos dividendes qui dépasse 10 % du capital, des primes d'émission et des sommes laissées en compte courant, ces cotisations remplacent les 18,6 % de prélèvements sociaux (art. L. 136-3, II, 2° du Code de la sécurité sociale, en vigueur depuis le 1er janvier 2025).
Avec un petit capital, presque tout dividende y passe. L'EURL se prête donc à une rémunération régulière, calée sur vos besoins, et le reste du bénéfice attend dans la société un projet ou une holding.
Non, pour un freelance seul qui se paie surtout en dividendes. Le dividende sort du bénéfice après l'impôt sur les sociétés, puis il supporte la flat tax.
| Sur un bénéfice de 100 000 € | Montant |
| Impôt sur les sociétés (15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 %) | 20 750 € |
| Dividende distribué | 79 250 € |
| Prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % | 24 884,50 € |
| Total prélevé (art. 219 et 200 A du CGI ; loi n° 2025-1403, art. 12) | 45 634,50 €, soit 45,6 % |
Ce dividende n'ouvre aucun droit à la retraite. Comme président, vous êtes assimilé salarié (art. L. 311-3, 23° du Code de la sécurité sociale) : votre salaire supporte les cotisations d'un salarié, sans assurance chômage.
En 2026, je ne conseille plus l'impôt sur le revenu à une SASU qui gagne de l'argent régulièrement, sauf dans trois situations : un déficit de démarrage, une tranche d'imposition à 11 % avec un bénéfice modeste que vous consommez, ou la retraite proche. Mon analyse sur l'option pour l'impôt sur le revenu en SASU détaille ces trois cas (art. 239 bis AB du CGI).
La SASU garde aussi un sens quand vous créez votre société en touchant le chômage et que votre projet met du temps à facturer. Je peux alors conseiller de cumuler l'allocation, sans rémunération ni dividendes pendant la période, dans la limite décrite plus bas.
Je regarde d'abord deux choses : votre niveau de facturation et votre besoin de crédit. En portage, vous êtes salarié de la société de portage, avec une rémunération minimale fixée par accord de branche étendu (art. L. 1254-2 du Code du travail).
La société de portage prélève ses frais de gestion, puis les cotisations d'un salarié ; en échange, vous avez des bulletins de salaire, l'assurance chômage, et vous cotisez à la retraite comme un salarié.
Si vous avez un prêt immobilier en vue, le portage garde l'avantage : la banque lit des fiches de paie. Au-dessus d'un certain niveau de facturation, que je chiffre avec vous, une société vous laisse davantage, et l'écart paie largement la comptabilité.
Le tableau qui suit reprend les règles de cette page, statut par statut.
| Micro-entreprise | EURL à l'IS | SASU à l'IS | Portage salarial | |
| Régime social | travailleur indépendant, cotisations sur le chiffre d'affaires | gérant travailleur non salarié | président assimilé salarié, sans assurance chômage | salarié de la société de portage |
| Impôt du résultat | impôt sur le revenu après abattement, ou versement libératoire | 15 %, puis 25 % d'impôt sur les sociétés ; rémunération au barème | 15 %, puis 25 % d'impôt sur les sociétés ; salaire au barème | salaire au barème |
| Frais réels | non déduits : l'abattement forfaitaire les couvre | déduits | déduits | comme un salarié : abattement de 10 % ou frais réels (art. 83 du CGI) |
| Dividendes | sans objet | 31,4 % sur la part sous le seuil de 10 % du capital ; au-delà, 12,8 % d'impôt et des cotisations (art. L. 136-3 du Code de la sécurité sociale) | 31,4 % par défaut, sans cotisations | sans objet |
| Chômage à la création | cumul limité à 60 % des droits restants, quel que soit le statut (convention d'assurance chômage, art. 2, § 8) | même règle | même règle | vous cotisez à l'assurance chômage |
| Quand y penser | frais réels sous l'abattement, rien à financer | frais réels au-dessus de l'abattement, ou un projet à financer | chômage à la création, sur un projet lent à facturer | prêt immobilier en vue, ou facturation sous le niveau qui justifie une société |
À retenir : la micro tant que vos frais réels restent sous l'abattement et que rien n'est à financer ; l'EURL quand ils le dépassent ou qu'un projet se présente ; la SASU pour une création au chômage, sur un projet lent à facturer ; le portage si un prêt immobilier est en vue, ou tant que votre facturation ne justifie pas une société.
Quel statut choisir pour vos frais et vos projets ?
Aucun statut ne s'impose à tous. Le bon choix dépend de vos coûts réels, du revenu qu'il vous faut pour vivre et des projets à financer : je les pose avec vous sur vos chiffres. Prendre rendez-vous (30 min)
Leurs cas sont publiés sur ce site, avec leurs noms. Leurs chiffres sont ceux des simulations faites au moment de leur prise en charge : les taux ont changé depuis, notamment la flat tax, passée à 31,4 % en 2026.
| Olivier | Pierre Guilbaud | |
| Chiffre d'affaires | 250 000 € | 180 000 € |
| Solution | le passage en EURL, avec une holding au-dessus | une EURL à l'impôt sur les sociétés, sans holding |
| Résultat | « Je lui ai fait économiser 32k€/an. » | il est passé de 49 % à 62-69 % de son chiffre d'affaires dans sa poche |
Selon son étude de cas publiée, Olivier était en micro-entreprise, dans sa première année au-dessus du plafond : il pouvait donc y rester encore un an. Il « pensait gagner quelques centaines d'euros/an ». Il gagnait surtout plus qu'il ne lui fallait pour vivre, et il voulait investir dans l'immobilier.
La solution mise en place :
Le schéma ci-dessous reprend ces quatre points.
Résultat, tel que je l'ai publié : « Je lui ai fait économiser 32k€/an. » Ce chiffre est celui de son dossier, sans aucune projection de rendement.
« Sur les 180k€ de CA que Pierre Guilbaud a prévu cette année avec son activité de freelance, il n'allait garder que 49 % dans sa poche », dit son étude de cas. Il voulait se verser chaque mois un revenu fixe, net d'impôts.
La solution retenue : une EURL à l'impôt sur les sociétés, sans holding. Les leviers sont ceux que la micro n'offre pas : un salaire calé sur son objectif, ses frais réels déduits (outils, coworking, matériel), les chèques-vacances, et la location à son EURL d'un bureau dans son logement.
Résultat : il est passé de 49 % à 62-69 % de son chiffre d'affaires dans sa poche. Il n'a pas eu besoin d'une holding pour y arriver.
En société, toute dépense engagée dans l'intérêt de l'activité et justifiée se déduit du bénéfice (art. 39 du CGI). À l'impôt sur les sociétés, elle réduit l'impôt de 15 % ou de 25 % de son montant, jamais de son montant entier : une dépense inutile reste une perte.
Les plus courants :
À part, la TVA de vos achats se récupère dès que vous facturez vous-même la TVA.
Trois reviennent chez les freelances en société.
Pour un freelance seul, l'épargne salariale et le crédit d'impôt famille restent fermés. D'où la question du conjoint.
Qu'il y a un vrai travail : des heures identifiables, un poste que quelqu'un d'autre aurait dû tenir. Sans cela, le salaire ne se déduit pas : une rémunération n'est admise en déduction que si elle correspond à un travail effectif et n'est pas excessive au regard du service rendu (art. 39, 1-1° du CGI).
Ensuite, un salaire proportionné au poste, et jamais sous le Smic horaire, au prorata du temps de travail. Pour le conjoint d'un gérant non salarié, la loi le dit ainsi : un salaire « correspondant au salaire normal de sa catégorie professionnelle » (art. L. 311-6 du Code de la sécurité sociale).
Si votre conjoint travaille régulièrement dans votre entreprise, la loi lui impose un statut : salarié, associé ou conjoint collaborateur (art. L. 121-4 du Code de commerce).
Ce troisième statut n'existe qu'en entreprise individuelle ou dans une SARL dont vous êtes le gérant associé unique ou majoritaire, EURL comprise, et pour cinq ans au plus. En SASU, il n'existe pas. Le silence n'est pas une option.
Une fois ces conditions réunies, l'embauche ouvre ce qui était fermé au freelance seul : l'épargne salariale avec l'abondement de la société, et le CESU préfinancé avec le crédit d'impôt famille, aux conditions décrites plus haut.
Gardez le contrat, les fiches de poste et les preuves de présence : l'Urssaf et l'administration fiscale contrôlent le travail effectif.

L'avis de Malek
Salarier votre conjoint est possible s'il travaille vraiment. Alors s'ouvrent l'épargne salariale et le CESU d'entreprise, fermés au freelance seul.
Malek Ziane, fondateur et gérant de Noun Partners
Deux règles : la dépense sert l'activité, et une pièce la prouve (facture, note de frais, contrat, preuve de paiement). Gardez ces pièces 6 ans au moins, depuis la dernière opération ou la date de la pièce (art. L. 102 B du livre des procédures fiscales). Le Code de commerce porte à 10 ans la conservation des documents comptables et des pièces justificatives (art. L. 123-22 du Code de commerce).
Une déduction mal justifiée se perd au premier contrôle, avec une majoration de 40 % en cas de manquement délibéré (art. 1729 du CGI).
D'abord fixer ce dont vous avez besoin pour vivre, ensuite choisir où placer le reste. L'avantage fiscal d'un placement vient après ce choix, jamais avant.
C'est la question que je pose d'abord : de combien avez-vous besoin pour vivre ? La réponse fixe votre rémunération, donc vos cotisations et votre impôt sur le revenu. En société, le reste peut attendre dans l'entreprise, à 15 % ou 25 % d'impôt, jusqu'à ce qu'un projet l'appelle : un achat immobilier, une holding, votre retraite.
Oui, quand votre tranche d'imposition est haute aujourd'hui et le sera moins à la retraite. Vos versements se déduisent de votre revenu imposable, dans une limite qui dépend de vos revenus d'activité professionnelle, avec un minimum de 10 % du plafond annuel de la sécurité sociale (art. 163 quatervicies du CGI).
L'argent reste bloqué jusqu'à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé, et il est imposé à la sortie.
Trois questions avant de signer : les frais du contrat, votre besoin de cet argent avant la retraite, et la comparaison avec une assurance-vie ou un compte-titres. Dans une tranche à 41 % ou 45 %, le PER garde tout son sens ; dans une tranche basse, l'écart fiscal devient mince.
Quand votre budget de rémunération est élevé, et pour une raison autre que fiscale. Dans mon post du 12 juin 2024, je l'écrivais ainsi : « Si réduire la pression fiscale est votre seul intérêt, évitez de vous lancer dans ce montage. »
Quand la holding détient au moins 5 % du capital de votre société et garde ces titres deux ans, les dividendes qu'elle reçoit sont exonérés d'impôt sur les sociétés, sauf une quote-part de frais et charges de 5 % (art. 145 et 216 du CGI). Au taux de 25 %, l'impôt sur ces dividendes est donc de 1,25 %.
Le schéma ci-dessous montre comment l'argent circule.
Pour vous, l'argent remonte presque sans impôt dans la holding, qui peut le réinvestir. Il n'arrive pas pour autant dans votre poche : pour le toucher, il faut une distribution de la holding, avec sa flat tax.
Au moment de monter une holding au-dessus de votre société, la façon d'y faire entrer vos titres, par un apport ou par une vente, se décide en premier.
Côté immobilier, la holding peut investir par une SCI, qui a ses propres règles de défiscalisation SCI, ou financer des locaux professionnels par un crédit-bail immobilier SCI.
Mon étude de cas d'un solopreneur qui a créé sa holding en retient trois :
Sans eux, la holding reste une structure de plus, avec sa comptabilité et ses comptes annuels. Mon guide sur la rémunération par une holding détaille ensuite les flux entre vos deux sociétés.
L'abus de droit. L'administration peut écarter un acte qui n'a pu être inspiré par aucun autre motif que celui d'éluder l'impôt (art. L. 64 du livre des procédures fiscales), avec une majoration pouvant atteindre 80 % (art. 1729 du CGI). La holding doit donc avoir une substance :
Pour un freelance qui dirige seul les deux sociétés, je ne fais pas facturer à la holding des prestations qui recoupent son mandat de gérant.
Votre holding a-t-elle la substance qu'exige l'administration ?
Activité réelle, raison économique, décisions écrites et datées : faites vérifier la substance de votre structure avant un contrôle. Prendre rendez-vous (30 min)
En micro-entreprise, le levier principal est une décision : rester ou sortir. Elle se prend en comparant vos frais réels à l'abattement forfaitaire, et en regardant ce que vous voulez financer. Trois autres points comptent en 2026 : le versement libératoire, le dépassement du plafond et le chômage à la création.
Une graphiste voulait passer en SASU pour « faire comme les autres ». Ce qui a été décisif : ses frais réels, très en dessous de l'abattement de 34 % de la micro. Avec si peu de charges, elle aurait payé plus d'impôt au réel.
J'ai ajouté deux critères : un chiffre d'affaires pas encore stable, et aucun projet demandant du capital. Elle reste en micro tant qu'elle ne dépasse pas le plafond deux années de suite et que ses frais ne montent pas.
Je le dis simplement : sous 150 000 € de chiffre d'affaires, il y a peu à optimiser ; sous le plafond de la micro, avec peu de frais, il n'y a rien.

L'avis de Malek
Vous restez en micro tant que vos frais réels sont inférieurs à l'abattement forfaitaire et que vous n'avez rien à financer.
Malek Ziane, fondateur et gérant de Noun Partners
Le versement libératoire remplace l'impôt sur le revenu de votre activité par un taux fixe sur le chiffre d'affaires, payé avec vos cotisations : 2,2 % en activité libérale, 1,7 % en services commerciaux ou artisanaux, 1 % en vente (art. 151-0 du CGI ; fiche F23267, vérifiée le 13 mai 2026).
Il n'est ouvert que si le revenu fiscal de référence de votre foyer, deux ans plus tôt, ne dépasse pas un seuil qui dépend de l'année d'option : 29 315 € pour une personne seule pour une option appliquée en 2026 (revenu de référence 2024), 29 579 € pour une option appliquée en 2027 (revenu de référence 2025).
Le seuil augmente selon la composition du foyer (même fiche). L'option se déclare à l'Urssaf avant le 30 septembre de l'année qui précède, ou dans les trois mois qui suivent la création.
Pour savoir s'il vous convient, comparez ce taux fixe à l'impôt que votre activité ajoute à votre foyer au barème, après abattement.
Le préparer. La première année au-dessus du plafond reste sans effet ; la deuxième vous fait passer au régime réel au 1er janvier suivant. Cette année d'écart sert à choisir entre l'entreprise individuelle au réel et une société, à rédiger les statuts et à caler votre rémunération. Olivier a fait ce choix dès sa première année au-dessus du plafond, sans attendre la sortie obligatoire.
Le cumul est plafonné. Selon France Travail, pour une fin de contrat depuis le 1er avril 2025, vous cumulez l'allocation avec vos revenus d'activité sur 60 % de vos droits restants au plus. Au-delà, vous pouvez demander la poursuite des versements à l'instance paritaire régionale de France Travail (convention d'assurance chômage du 15 novembre 2024, art. 2, § 8). La règle vaut quel que soit le statut, SASU comprise.
Pendant le cumul, France Travail vous verse votre allocation mensuelle diminuée de 70 % des rémunérations que vous déclarez, sans dépasser votre salaire de référence, selon le site de France Travail (relevé le 21 septembre 2026).
L'autre voie est l'aide à la reprise ou à la création d'entreprise (ARCE) : 60 % de vos droits restants, versés en deux fois, la seconde six mois après la première (décret n° 2019-797, règlement annexé, art. 35 ; fiche F15252 de service-public). Elle suppose d'avoir obtenu l'ACRE.
Je déconseille de vous verser des dividendes pendant le cumul. Le détail, et le choix entre le versement mensuel et le capital, sont dans mon analyse sur la rémunération en SAS ou en SARL.
Celles qui transforment une économie en redressement. L'optimisation fiscale est légale, l'évasion fiscale ne l'est pas, et je refuse les montages qui s'en approchent.
Une holding qui ne réinvestit jamais, un loyer de bureau surévalué, une rémunération anormalement basse pour gonfler les dividendes : l'administration peut requalifier ces montages. Un redressement efface alors plusieurs années d'économies, intérêts de retard et pénalités compris (art. L. 64 du livre des procédures fiscales ; art. 1729 du CGI).
Un compte bancaire professionnel distinct et une comptabilité à jour, idéalement tenue ou revue par un expert-comptable. Sans eux, vos frais les mieux fondés deviennent difficiles à défendre.
Quatre oublis coûtent cher :
Votre expert-comptable établit vos comptes et vos déclarations : sa mission est la conformité. Le conseil regarde l'année suivante et plusieurs scénarios à la fois : statut, rémunération, investissement, retraite, transmission. Les deux se complètent.
Au-delà de 150 000 € de chiffre d'affaires par an. C'est la condition que je publie pour une première consultation : en dessous, il n'y a pas grand-chose à optimiser. Dans la foire aux questions du site, je l'écris aussi : « Mes services sont plus appropriés pour des revenus annuels supérieurs à 6 chiffres, mais il existe des cas particuliers que je suis ravi de couvrir ! »
La consultation offerte commence par un diagnostic, puis je vous envoie un document qui récapitule les options.
Ma rémunération se structure autour d'honoraires sur une phase d'audit. Si votre retour sur investissement est inférieur à 3 (économies de charges fiscales et sociales, prélèvements sociaux, frais de contrats mutuelle et prévoyance, droits de succession) je m'engage à rembourser le montant de mes honoraires.
Aucun statut ne gagne dans tous les cas. Tant que vos frais réels restent sous l'abattement forfaitaire et que vous n'avez rien à financer, la micro-entreprise garde l'avantage. Au-delà, l'EURL à l'impôt sur les sociétés est le plus souvent la bonne base, la SASU un choix pour des situations précises.
Comparez d'abord vos frais réels à l'abattement forfaitaire de votre activité. Regardez ensuite le versement libératoire : ouvert sous un seuil de revenu fiscal de référence, il se compare à votre impôt au barème. Surveillez enfin le plafond : deux années de dépassement de suite vous font sortir.
« Freelance » et « indépendant » désignent la même façon de travailler : à votre compte, pour des clients. Aucun des deux mots n'est un statut juridique. Fiscalement, tout dépend de la forme choisie : micro-entreprise, entreprise individuelle au réel, EURL, SASU, ou portage salarial, où vous restez salarié.
Informations à jour au 25 septembre 2026. Cet article s'adresse aux freelances, consultants et solopreneurs qui veulent comprendre les grandes lignes de leur fiscalité en France en 2026. Il ne constitue ni un conseil juridique, ni un conseil fiscal, ni une recommandation d'investissement adaptée à votre situation.
Chaque situation se chiffre avant toute décision sur votre statut, votre fiscalité ou votre patrimoine, avec un professionnel habilité : avocat fiscaliste, expert-comptable, conseiller en investissements financiers. Les chiffres et les seuils cités sont ceux en vigueur à la date de mise à jour de l'article.
La société NOUN PARTNERS n’offre pas de conseils juridiques en matière d’optimisation fiscale et invite les personnes qui souhaitent obtenir de telles prestations à se rapprocher d’un avocat spécialisé.
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