Montage holding : principe, fiscalité, avantages et inconvénients, avec exemples chiffrés

Un montage financier avec une holding place une société entre vous et votre entreprise : elle détient vos titres, emprunte si l'opération le demande, et reçoit les dividendes de votre société presque sans impôt pour rembourser ou réinvestir. Tout se joue sur la façon dont vos titres y entrent, et sur ce que votre société peut distribuer chaque année.
Malek Ziane
, conseiller financier indépendant de tout groupe financier

· ORIAS n° 20002359

12/12/2022
•
0
min
Mis à jour le
1/10/2026

Découvrez une stratégie fiscale et patrimoniale sur-mesure qui vous profite au niveau professionnel et personnel.

Déjà plus de 230 entrepreneurs accompagnés

Reserver une consultation
Société holding et montage financier de l'opération : principe, fiscalité, avantages et inconvénients avec un effet de levier fiscal et financier du LBO

L'essentiel

  • Apporter ou vendre vos titres : l'apport reporte l'impôt sur votre plus-value si vous contrôlez la holding (art. 150-0 B ter du CGI) ; la vente vous donne un prix tout de suite, et l'impôt avec.
  • Racheter votre associé : au-delà de ce que votre épargne peut payer en deux à trois ans, la holding rachète et rembourse avec des dividendes dont 5 % seulement entrent dans son résultat imposable (art. 145 et 216 du CGI).
  • Racheter une société : la dette se dimensionne sur ce que la société rachetée pourra distribuer ; l'apport, le crédit-vendeur et une garantie négociée font le reste.
  • Ce qui sort ensuite de la holding vers vous reste imposé : un dividende que vous percevez supporte par défaut 31,4 % depuis le 1er janvier 2026 (loi de financement de la sécurité sociale pour 2026).

Ce qui a changé en 2026

  • L'apport-cession est durci : si la holding revend dans les trois ans les titres apportés, elle doit réinvestir au moins 70 % du produit de la cession et garder cinq ans ce qu'elle achète (art. 150-0 B ter du CGI, version issue de la loi de finances pour 2026, en vigueur depuis le 21 février 2026).
  • Le prélèvement forfaitaire unique passe de 30 % à 31,4 % sur les dividendes depuis le 1er janvier 2026, et sur les plus-values de cession de titres dès les revenus de 2025 (loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 ; art. L. 136-8 du Code de la sécurité sociale) : vendre vos titres à votre holding coûte un peu plus cher.

Qu'est-ce qu'un montage financier avec une holding ?

Un montage financier, c'est la façon dont une opération se finance : qui apporte l'argent, qui emprunte, et avec quoi l'emprunt se rembourse. Avec une holding, une société s'intercale entre vous et votre entreprise. Elle en détient les titres : la holding devient la société mère, votre entreprise sa filiale.

Trois opérations conduisent à ce montage, et cette page les suit dans l'ordre : placer une holding au-dessus de votre société, racheter les parts d'un associé, racheter une autre société. Ce que la holding vous verse ensuite est traité dans notre analyse sur la façon de vous payer par votre holding.

Holding passive ou holding animatrice : qu'est-ce qui change pour votre montage ?

Une holding passive détient des titres et encaisse des dividendes. Une holding animatrice participe activement à la conduite de la politique de son groupe et au contrôle de ses filiales, et peut leur rendre des services : le Conseil d'État la regarde comme une société qui exerce une activité, à propos de l'imposition des plus-values de cession (CE, 13 juin 2018, n° 395495).

La différence compte pour l'imposition des plus-values de cession, et dès que la holding facture ses filiales. Elle se prouve par des décisions et des services réellement rendus : elle ne se décrète pas dans les statuts.

Comment l'argent circule-t-il entre votre société, votre holding et la banque ?

Les flux de trésorerie d'un montage vont dans un sens précis. Votre société verse ses dividendes à la holding, qui s'en sert pour rembourser son emprunt ; ce qui reste, elle le réinvestit ou vous le verse. Ces dividendes remontent presque sans impôt : sous le régime mère-fille, 5 % seulement entrent dans son résultat imposable (art. 145 et 216 du CGI, dans leur version en vigueur en 2026).

Le schéma ci-dessous récapitule ce circuit : vos titres, le prêt de la banque, les dividendes de votre société, et ce qui vous revient ensuite.

Montage avec une holding : qui détient quoi, qui emprunte, par où passe l'argent Vous faites entrer vos titres dans votre holding, par apport ou par vente. La banque prête à la holding. La holding détient les titres de votre société. Votre société verse ses dividendes à la holding, presque sans impôt sous le régime mère-fille. La holding rembourse la banque, puis ce qu'elle vous verse ensuite est imposé. Vous le dirigeant Votre holding la société mère La banque Votre société la filiale 1. vos titres, apportés ou vendus 5. ce qui vous est versé, imposé 2. prêt 4. rembourse l'emprunt détient les titres 3. dividendes, presque sans impôt (mère-fille) Régime mère-fille : art. 145 et 216 du CGI.

D'autres flux financiers existent, à condition de payer quelque chose de réel :

  • La rémunération d'un mandat : quand la holding préside votre SAS, ce que permet l'art. L. 227-7 du Code de commerce, les associés lui votent chaque année une rémunération. Le risque de requalification ne peut pas être écarté : la holding doit avoir de la substance, des moyens et des charges.
  • Les frais de gestion, ou management fees : une holding qui ne dirige pas facture des travaux identifiables et livrés, au prix d'un cabinet extérieur.

Quel montage pour votre opération ?

Une opération, puis trois questions au plus. Le module applique mes règles et les textes cités sur cette page : il vous dit quelle voie correspond à votre situation et ce qu'il faut vérifier. Il ne calcule ni votre impôt ni aucune économie.

    Orientation générale, tirée de mes règles et des textes en vigueur en septembre 2026. Elle ne tient pas compte de votre situation personnelle et ne vaut pas conseil : un montage se chiffre avant toute signature.

    Un second avis sur votre montage avant de signer ?

    Prendre rendez-vous (30 min)

    Apporter ou vendre vos titres à votre holding : comment choisir ?

    Je choisis l'apport quand vous n'avez pas besoin d'argent aujourd'hui, et la vente quand vous en avez besoin et pouvez assumer l'impôt. Les deux voies font entrer vos titres dans la holding ; tout le reste les sépare.

    L'apport de vos titres La vente de vos titres à votre holding
    Ce que vous recevez des titres de la holding, aucun argent un prix, payé par la holding
    L'impôt sur votre plus-value reporté, si vous contrôlez la holding après l'apport dû tout de suite, sur toute la plus-value : 31,4 % par défaut, plus la contribution différentielle sur les hauts revenus selon votre revenu
    Ce que fait la holding rien à financer elle emprunte pour vous payer et rembourse avec les dividendes de votre société
    Si la holding revend les titres dans les trois ans elle réinvestit au moins 70 % du produit de la cession, sinon l'impôt reporté devient dû sans objet : l'impôt est déjà payé
    Le point à surveiller l'impôt reporté redevient dû à votre sortie l'abus de droit, si l'opération n'a pas d'autre motif que fiscal

    Sources du tableau : Code général des impôts, art. 150-0 B ter, 200 A et 224 ; Code de la sécurité sociale, art. L. 136-8 ; livre des procédures fiscales, art. L. 64 et L. 64 A.

    L'apport : à quelles conditions l'impôt attend-il ?

    L'apport de vos titres à une holding que vous contrôlez place votre plus-value en report d'imposition : rien à payer ce jour-là. Le contrôle s'apprécie à la date de l'apport, titres reçus compris. L'impôt n'est pas effacé pour autant. Il redevient dû quand vous cédez, faites racheter ou annulez les titres de la holding reçus en échange, et c'est à cette sortie que vous le payez.

    Selon l'article 150-0 B ter du CGI, dans sa version en vigueur depuis le 21 février 2026, si la holding revend dans les trois ans les titres apportés, le report ne tient que si elle réinvestit au moins 70 % du produit dans les trois ans et garde ces investissements cinq ans. Notre analyse sur l'obligation de réinvestir 70 % du produit de la cession détaille ce qui compte comme réinvestissement.

    Dans ma pratique, quand la plus-value latente de vos titres est importante, l'apport s'impose, sauf projet de cession à moins de trois ans ; quand elle est modeste, la vente se discute si votre besoin d'argent est réel.

    La vente à votre holding : un prix aujourd'hui, l'impôt tout de suite

    Vendre vos titres à votre propre holding s'appelle un OBO (owner buy-out). Vous encaissez un prix, mais l'impôt tombe tout de suite sur toute la plus-value : 31,4 % par défaut (art. 200 A du CGI et loi de financement de la sécurité sociale pour 2026), plus, éventuellement, la contribution différentielle sur les hauts revenus au-delà de 250 000 € de revenu de référence pour une personne seule, 500 000 € pour un couple (art. 224 du CGI).

    La holding emprunte pour vous payer, puis rembourse grâce aux dividendes de votre société. Ses intérêts sont déductibles dans les limites de l'article 212 bis du CGI ; si elle opte ensuite pour l'intégration fiscale, une partie en est réintégrée (amendement Charasse, art. 223 B du CGI).

    Ma règle : je n'accepte jamais une vente à soi-même sans motif autre que fiscal. L'administration peut écarter un montage fictif, ou un montage qui applique la lettre des textes contre l'objectif de leurs auteurs dans le but, exclusif ou principal, d'éviter ou d'alléger l'impôt (art. L. 64 et L. 64 A du livre des procédures fiscales).

    Apport ou vente : quelle voie choisir pour vos titres ?

    Votre besoin d'argent aujourd'hui, un projet de revente sous trois ans et votre capacité à assumer l'impôt tout de suite décident entre l'apport et la vente. Nous les posons sur votre situation. Prendre rendez-vous (30 min)

    Racheter les parts de votre associé : quand passer par une holding ?

    Je fais passer le rachat par une holding dès que le prix dépasse ce que vous pouvez payer avec votre épargne en deux à trois ans. À titre personnel, vous rembourseriez l'emprunt avec des dividendes imposés par défaut à 31,4 %. Par une holding, c'est elle qui porte l'emprunt ; les dividendes lui remontent sous le régime mère-fille, et ses intérêts sont déductibles.

    Une condition décide de tout : votre société doit pouvoir distribuer une large part de son résultat pendant plusieurs années sans se fragiliser. C'est elle qui rembourse, à travers la holding.

    Exemple chiffré : rembourser 100 € de dette, en direct ou par la holding

    Hypothèse de calcul, intérêts d'emprunt mis à part : votre société a déjà payé son impôt sur les sociétés et distribue 100 € de dividendes pour rembourser l'emprunt du rachat.

    En direct Par votre holding
    Dividendes versés par votre société 100 € 100 €
    Impôt sur ces dividendes 31,40 € (prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %, par défaut) 1,25 € (5 € imposables, à l'impôt sur les sociétés de 25 %)
    Reste pour rembourser la dette 68,60 € 98,75 €

    Sources du tableau : loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 ; Code général des impôts, art. 145, 216 et 219.

    En direct, solder 100 € d'emprunt demande donc près de 146 € de dividendes.

    Quand la holding perd-elle son intérêt pour racheter un associé ?

    • Le prix reste à la portée de votre épargne : le rachat en direct suffit, sans structure de plus.
    • Votre société ne peut pas distribuer régulièrement : la holding n'a pas de quoi rembourser.
    • L'associé qui sort est majoritaire, ou vous restez minoritaire après l'opération : la holding perd une partie de son intérêt, et je regarde d'abord le rachat par la société de ses propres titres.

    Dans ce dernier cas, la société rachète elle-même les titres de l'associé sortant, pour les annuler, dans une réduction de capital décidée par les associés (art. L. 225-207 du Code de commerce pour une SA ou une SAS, art. L. 223-34 pour une SARL).

    Racheter une société avec votre holding : comment se dimensionne le financement ?

    Le financement d'acquisitions par une holding suit une mécanique simple. La holding emprunte, achète les titres de la société visée, puis rembourse avec les dividendes que cette société lui verse : c'est le rachat par effet de levier, le LBO. Ma règle : je dimensionne la dette sur ce que la société rachetée distribuera, je complète au besoin par du crédit-vendeur, et je ne dilue le dirigeant qu'en dernier.

    Dans un rachat que j'ai accompagné, la holding possédait déjà une première filiale et cherchait à en acheter une seconde. Ce qui a décidé du financement, c'est la capacité de distribution de la cible : ce qu'elle peut verser chaque année à la holding.

    La banque a plafonné la dette sur son EBITDA normatif, son excédent brut d'exploitation retraité de l'exceptionnel, et a exigé un apport, que la holding a couvert avec la trésorerie remontée de sa première filiale et un apport de titres du dirigeant, sans rien vendre.

    Le vendeur a accepté d'être payé en partie plus tard, par un crédit-vendeur : aucun investisseur extérieur n'a eu à entrer. J'ai refusé la caution personnelle du dirigeant sur toute la dette : elle a été limitée à une partie.

    Une limite légale encadre ce financement : dans une SA ou une SAS, la société rachetée ne peut pas garantir l'emprunt qui sert à l'acheter, ni avancer des fonds ou prêter pour cet achat (art. L. 225-216 du Code de commerce).

    Exemple chiffré : prendre le contrôle d'une société avec une holding

    La gouvernance d'entreprise se lit d'abord dans les droits de vote : la majorité en assemblée donne le contrôle d'une société (art. L. 233-3 du Code de commerce). Avec exactement la moitié des voix, vous n'avez pas cette majorité.

    Hypothèse d'école : votre holding achète toute une société pour 1 000 000 €. La banque lui prête 750 000 €, remboursés par les dividendes de cette société ; vous et un associé apportez le reste.

    Montant (hypothèse d'école) Ce que cela vous donne
    Prix de la société rachetée (tous ses titres) 1 000 000 € la holding détient toute la société
    Emprunt de la holding 750 000 € remboursé par les dividendes remontés
    Votre apport à la holding 150 000 € la majorité des parts de la holding : vous la contrôlez, et par elle la société rachetée
    Apport de votre associé 100 000 € une minorité des parts de la holding

    Avec 150 000 € apportés, vous contrôlez une société achetée 1 000 000 € : c'est l'effet de levier, un levier financier par la dette et juridique par le contrôle. Ces montants ne sont pas une norme bancaire : ce que la banque prêtera dépend de ce que la cible peut distribuer.

    Quelle fiscalité pour les dividendes et les plus-values de votre holding ?

    La fiscalité des dividendes et des plus-values d'une holding tient en trois régimes : le régime mère-fille, l'intégration fiscale et celui des plus-values sur titres de participation.

    Le régime mère-fille, calcul à l'appui

    Entre sociétés soumises à l'impôt sur les sociétés, si la holding possède au moins 5 % du capital de sa filiale et conserve ces titres deux ans ou plus, les dividendes qu'elle reçoit sont exonérés, sauf une quote-part de frais et charges de 5 %, imposée (art. 145 et 216 du CGI).

    Sur 20 000 € de dividendes, 19 000 € sont exonérés et 1 000 € sont imposés : 250 € d'impôt au taux de 25 %, ou 150 € au taux réduit de 15 % si la holding y a droit (art. 219 du CGI).

    L'intégration fiscale, et ce qu'elle coûte si vous vendez à votre propre holding

    Si la holding détient au moins 95 % du capital de sa filiale, elle peut opter pour l'intégration fiscale : elle paie seule l'impôt sur les sociétés du groupe de sociétés, calculé sur la somme des résultats de chacune (art. 223 A et 223 B du CGI, dans leur version en vigueur depuis le 31 décembre 2023).

    Ses intérêts d'emprunt viennent alors en déduction du bénéfice de la filiale, et la quote-part sur les dividendes tombe à 1 % une fois la filiale membre du groupe depuis plus d'un exercice (art. 216 du CGI).

    Une limite, si vous avez vendu vos titres à votre propre holding : quand une société achète les titres d'une future filiale aux personnes qui la contrôlent, puis l'intègre, une partie de ses charges financières est réintégrée au résultat du groupe, pendant l'exercice d'acquisition et les huit suivants. C'est l'amendement Charasse (art. 223 B du CGI).

    Que devient le prix quand votre holding revend une filiale ?

    La holding qui cède des titres de participation détenus depuis deux ans au moins n'est imposée que sur une quote-part de 12 % de la plus-value, soit 3 % de celle-ci au taux normal de 25 % (art. 39 duodecies et 219 du CGI). Le prix encaissé reste dans la holding, pour être réinvesti ; ce qui en sort ensuite vers vous reste imposé. Si ces titres sont ceux que vous avez apportés, la règle des trois ans de l'apport s'ajoute.

    Quels sont les avantages et les inconvénients d'une holding ?

    Une holding apporte des leviers réels, et chacun a sa contrepartie.

    Sujet Ce qui joue pour vous Ce qui pèse
    Dividendes ils remontent presque sans impôt : 5 % imposables, 1 % en intégration fiscale, après le premier exercice ce qui sort ensuite vers vous est imposé, à 31,4 % par défaut pour un dividende
    Entrée de vos titres l'apport reporte l'impôt sur votre plus-value revente dans les trois ans : 70 % du produit à réinvestir ; l'impôt reporté reste dû à votre sortie
    Financement d'un rachat la dette est portée par la holding et remboursée par les dividendes la société rachetée doit distribuer pendant plusieurs années ; la banque peut demander votre caution personnelle
    Cession d'une filiale imposition sur une quote-part de 12 % de la plus-value, après deux ans le prix reste dans la holding, et sa sortie vers vous est imposée
    Structure une société qui porte vos titres, vos emprunts et vos projets des coûts de structure : des frais de création, puis 2 000 € à 3 000 € par an pour une holding simple, 3 000 € à 8 000 € selon la complexité ; une substance à prouver ; l'abus de droit si le seul motif est fiscal

    Sources du tableau : Code général des impôts, art. 39 duodecies, 145, 150-0 B ter, 216, 219 et 223 A ; loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 ; livre des procédures fiscales, art. L. 64 et L. 64 A.

    J'ai accompagné plus de 230 dirigeants, entrepreneurs, professionnels libéraux, médecins, avocats, directeurs commerciaux… Un cas publié parmi eux, que je résume ainsi : « Olivier, consultant, 250 000 € de chiffre d'affaires : passage en EURL avec holding, 32 000 € d'économie par an. »

    Malek Ziane

    L'avis de Malek

    Vous apportez vos titres si vous n'avez pas besoin d'argent maintenant : l'impôt attend. Vous les vendez à votre holding si vous voulez du cash aujourd'hui et acceptez d'en payer l'impôt.

    Si le rachat dépasse ce que vous pouvez payer en 2-3 ans d'épargne, c'est votre holding qui rachète et rembourse avec les dividendes, presque sans impôt intermédiaire.

    Un rachat se finance sur ce que la société rachetée peut distribuer, pas sur son prix. Le reste, c'est de l'apport, du crédit-vendeur et une garantie à négocier.

    Malek Ziane, fondateur et gérant de Noun Partners

    Vous préparez un apport, un rachat d'associé ou une acquisition ? Faites relire votre montage avant de signer, lors d'un rendez-vous de 30 minutes.

    {{component_cta}}

    Questions fréquentes sur le montage d'une holding

    Quel est l'intérêt de monter une holding ?

    Trois raisons : faire remonter les bénéfices de votre société dans la holding, dont 5 % sont imposés, pour les réinvestir ; financer le rachat d'une société par une dette que remboursent ses dividendes ; préparer une cession. L'optimisation fiscale n'en est jamais le seul motif : sans raison économique, le montage risque l'abus de droit.

    Combien coûte le montage d'une holding ?

    Si vous créez votre holding en y apportant vos titres, la création compte deux postes : le commissaire aux apports qui les évalue, 1 200 € à 3 000 €, puis la constitution de la holding avec le traité d'apport, 1 500 € à 2 000 € HT.

    Chaque année ensuite, la comptabilité et le juridique : 2 000 € à 3 000 € pour une holding simple, 3 000 € à 8 000 € selon la complexité de la structure. Le juridique en représente 1 200 € à 1 500 € HT ; le reste va à la comptabilité.

    Une holding reste simple tant qu'elle n'a ni compte-titres ni contrat de capitalisation, qu'elle détient une seule filiale et qu'elle passe moins de 240 factures fournisseurs et clients par an. Ce seuil des 240 factures me vient des comptables, sur le terrain.

    Un compte-titres ou un contrat de capitalisation ajoute chaque année au travail du comptable un retraitement, le calcul de l'impôt sur les sociétés sur les plus-values et, en cas de moins-value, un test de provision pour dépréciation. Ce test est souvent oublié, faute de bien lire le relevé de portefeuille.

    Dans un dossier du secteur du conseil que j'ai suivi, ce coût annuel est monté après une cession. Une fois vendue la société opérationnelle qu'elle détenait, la holding a créé une SCI pour de l'investissement locatif et une SASU pour des projets de marchand de biens ; elle a aussi ouvert un contrat de capitalisation, un compte-titres et un compte à terme pour placer la trésorerie reçue.

    Avertissement

    Informations à jour en septembre 2026. Elles décrivent des règles générales et ne remplacent pas l'examen de votre situation : un apport, une vente à votre holding ou un rachat se chiffrent avant toute signature.

    Sources

    Vous suivez régulièrement nos analyses patrimoniales ?
    ★Ajouter Noun Partners à vos sources préférées sur Google
    Rejoignez la newsletter des investisseurs avisés
    Chaque mois, 8 000 personnes reçoivent des conseils sur l'immobilier, la fiscalité, et les finances.
    Illustration Noun Partners
    Thank you! Your submission has been received!
    Oops! Something went wrong while submitting the form.
    Portrait d'un homme, conseiller en gestion de patrimoine
    Malek Ziane
    Conseiller financier
    Expert-comptable de formation
    Logo Gmail

    Conseiller financier depuis plus de 10 ans, j'accompagne mes clients dans l'optimisation de leurs revenus, de leur retraite et de leur patrimoine. Malek Ziane a passé les six dernières années à accompagner plus de 200 clients dans la conception et la mise en œuvre de stratégies patrimoniales et financières sur mesure.

    Ils parlent de Noun Partners
    Préparez vos donations
en toute sérénité
    Assurez l’avenir de vos proches grâce à des stratégies adaptées.
    Découvrir nos conseils sur la donation
    Anticipez votre héritage
sans stress
    Des solutions pratiques pour protéger et transmettre vos biens.
    En savoir plus sur la gestion de l’héritage
    Optimisez vos impôts
en toute conformité
    Évitez les erreurs coûteuses grâce à nos
solutions fiscales personnalisées.
    Voir nos conseils en fiscalité
    Faites fructifier votre
argent intelligemment
    Des stratégies concrètes pour développer
et protéger votre patrimoine.
    Découvrir nos solutions financières
    Choisissez la
bonne structure
pour votre activité
    Optimisez vos revenus et préparez l’avenir
de votre entreprise.
    Explorer les options de structuration
    Comment optimiser sa fiscalité
    d'entrepreneur ?

    Au programme : augmentez votre rémunération de 27k€.
    ‍111k€ de patrimoine sur 10 ans. +63k€ de trésorerie sur 3 ans. Pour 0€.

    Thank you! Your submission has been received!
    Oops! Something went wrong while submitting the form.
    Comme 230+ entrepreneurs, téléchargez mes exemples d'optimisations fiscales. Vos données sont sécurisés 🔒.
    Comment nous avons éliminé un risque fiscal caché de 1.9M€ sur son patrimoine immobilier
    Lire l'étude de cas
    Une conseillere accueille un jeune couple par une poignee de main
    Investisseur LMP 
    Risque éliminé:
    1.9M€
    Gain successoral:
    269K€
    Comment nous avons éliminé un risque fiscal caché de 1.9M€ sur son patrimoine immobilier
    Lire l'étude de cas
    Trois femmes souriantes se serrent la main lors d'un rendez-vous professionnel
    Investisseur LMP 
    Risque éliminé:
    1.9M€
    Gain successoral:
    269K€
    Comment nous avons éliminé un risque fiscal caché de 1.9M€ sur son patrimoine immobilier
    Lire l'étude de cas
    Trois femmes seniors discutent avec le sourire autour d'une tablette
    Investisseur LMP 
    Risque éliminé:
    1.9M€
    Gain successoral:
    269K€
    Sommaire

    Découvrez une stratégie fiscale et patrimoniale sur-mesure qui vous profite au niveau professionnel et personnel.

    Déjà plus de 230 entrepreneurs accompagnés
    RÉSERVER UNE CONSULTATION

    Optimisez votre rémunération et réduisez votre fiscalité

    Profitez d’une consultation offerte de 15 minutes pour découvrir une stratégie sur-mesure qui maximise vos revenus tout en protégeant votre patrimoine.

    prendre rendez-vous
    Illustration Noun Partners

    Les articles les plus consultés