Les cryptomonnaies ont-elles leur place dans une allocation patrimoniale ?

Patrimoine et cryptomonnaies : comment gérer son allocation patrimoniale ?

Les cryptomonnaies, ces fameuses monnaies numériques émises de pair-à-pair au moyen d’un réseau informatique décentralisé, font décidément beaucoup parler d’elles ces derniers mois… et ces dernières années. Et pour cause, nombreux sont les dirigeants d’entreprises et personnalités publiques, majoritairement outre-Atlantique, qui n’hésitent pas à en parler publiquement et à lister leurs avantages.

Les cryptomonnaies, ces fameuses monnaies numériques émises de pair-à-pair au moyen d’un réseau informatique décentralisé, font décidément beaucoup parler d’elles ces derniers mois… et ces dernières années.

Et pour cause, nombreux sont les dirigeants d’entreprises et personnalités publiques, majoritairement outre-Atlantique, qui n’hésitent pas à en parler publiquement et à lister leurs avantages.

C’est notamment le cas d’Elon Musk, le PDG de Tesla, qui, au gré de ses tweets, fait grimper ou chuter le cours du Bitcoin (BTC), mais aussi des sportifs de haut niveau de la NBA ou des stars du show-biz américain qui n’hésitent plus à annoncer qu’ils sont désormais rémunérés et cryptoactifs.

Les Français, quant à eux, sont davantage frileux vis-à-vis de l’adoption et de la détention de cryptodevises. Pourtant, l’idée chemine peu à peu et gagne toujours plus d’adeptes. Mais alors, quelle place accorder aux cryptomonnaies dans une allocation patrimoniale ? On fait le point.

Les cryptomonnaies : histoire et principe de fonctionnement

Vous avez sûrement déjà entendu parler de l’une de ces cryptomonnaies : Bitcoins (BTC), Ethereum (ETH), Dogecoin (DOGE) ou Litecoin (LTC). Il s’agit tout simplement des cryptomonnaies les plus en vogue dernièrement. Et pour cause : depuis leur invention en 2009, ces devises sont désormais devenues les références en la matière, au côté des plus de 2 400 cryptodevises existantes à ce jour.

C’est en effet en 2009 que nait la première cryptomonnaie. Il s’agit du Bitcoin, créé par une personne que l’on connait dorénavant sous le pseudonyme de Satoshi Nakamoto. Le principe est alors simple : le Bitcoin est un actif virtuel stocké sur un support électronique qui permet de payer et recevoir des paiements sans avoir recours à une monnaie légale (et donc émise par une banque centrale).

Les cryptomonnaies s’appuient alors sur un logiciel et un protocole informatique bien précis. Il s’agit de la blockchain sur laquelle sont consignées les transactions. Les personnes mettant à disposition leur outil informatique (un ordinateur dans ce cas-là) pour vérifier et consigner les transactions sur la blockchain sont ce que l’on appelle des « mineurs ». Pour chaque « bloc » complété, les mineurs reçoivent alors une certaine somme en cryptoactif.

Aujourd’hui, les cryptomonnaies sont des acteurs indéniables du monde financier et des échanges commerciaux. Elles présentent l’avantage de simplifier les transactions et de se passer d’organismes financiers de contrôle tel que les banques centrales. À tel point que les cryptomonnaies sont devenues synonymes « d’or digital ».

Cadre légal des cryptomonnaies en France… et à l’étranger

Avant d’investir dans une cryptomonnaie et d’en posséder éventuellement à titre patrimonial, il est indispensable de se plonger dans le monde des cryptoactifs et de connaitre les dispositions légales en vigueur en France et à l’étranger vis-à-vis de cet actif.

En France, pour l’instant tout au moins, il est alors parfaitement possible pour un particulier français ou un chef d’entreprise français de posséder des actifs en cryptomonnaies. Une partie de la trésorerie d’entreprise peut même prendre la forme de cryptoactif.

Depuis maintenant trois ans, les autorités de régulations financières françaises encadrent de plus en plus la détention et les échanges en cryptomonnaies sur le territoire français. C’est notamment le cas du code général des impôts et l’article 150 VH bis (qui encadre déclaration des revenus issus d’une cession d’actifs numériques) ou du code monétaire et financier qui reconnait uniquement l’Euro comme monnaie officielle sur le territoire français.

D’un point de vue international, les avis sont partagés concernant les cryptoactifs.

Par exemple, en Chine, la possession et le minage de cryptomonnaies sont illégaux. Au contraire, aux États-Unis, au Japon ou encore à Singapour, les cryptomonnaies sont devenues un moyen d’échange commercial officiel.

Quelle place possède les cryptomonnaies dans la gestion d’actif ?

Difficile pour toute personne souhaitant mettre en place une allocation patrimoniale, et de faire des plus-values, d’ignorer le poids des cryptomonnaies aujourd’hui dans le monde.

Et pour cause : le cours des cryptomonnaies n’a fait qu’augmenter des dernières années. À titre d’exemple, en 2015, un Bitcoin avait une valeur de 307 euros environ. Aujourd’hui, et en fonction du cours, un Bitcoin s’échange entre 30 000 et 40 000 euros.

En réalité, toute cryptomonnaie, quelle que soit leur dénomination, souffre d’un inconvénient : il s’agit d’un actif particulièrement volatile et facilement influencé par le marché économique mondial, mais aussi par les saillies de certaines entreprises ou personnalités.

Ce fut le cas lorsque, le 12 mai dernier, Elon Musk provoqua une chute spectaculaire du cours du Bitcoin (l’actif était passé de 45 000 euros à moins de 30 000 euros en l’espace d’une soirée) en tweetant que sa société Tesla n’accepterait plus les paiements en cryptomonnaies. De la même manière, la même personne avait contribué à relancer le cours du Bitcoin au mois de juillet en annonçant que Tesla accepterait à nouveau les paiements en cryptomonnaies si les mineurs de cryptomonnaies s’engageaient à utiliser au moins 50 % d’énergie d’origine renouvelable.

Vous l’avez compris : les cryptomonnaies souffrent d’une forte instabilité.

Dans le cadre d’une gestion de patrimoine classique ou prudente, la possession de cryptoactif s’avère être à prendre avec des pincettes. Leur cours est difficile prédictible avec des baisses et des hausses particulièrement spontanées.

Pourtant, cela ne signifie pas pour autant que les cryptomonnaies sont à exclure d’une gestion patrimoniale. En réalité, les monnaies cryptées peuvent constituer un pourcentage relativement faible de votre gestion d’actifs. L’objectif est alors de miser sur une plus-value sans pour autant risquer la totalité de son patrimoine. Le potentiel de rendement des cryptomonnaies peut alors parfaitement justifier sa place au sein d’une allocation patrimoniale.

Quid de la fiscalité des cryptoactifs en France ?

Depuis 2018, les autorités fiscales françaises ont commencé à encadrer les cryptomonnaies, et notamment leurs plus-values. Depuis la loi de finances de l’année 2019, déclarer ses revenus issus de la vente et de l’achat de cryptomonnaies est désormais obligatoire.

Attention, seule la plus-value en monnaie légale est imposable. Par exemple, si vous revendez vos Bitcoins (ou une autre cryptomonnaie) contre des euros, vous devrez alors déclarer la plus-value perçue. Au contraire, vous n’aurez rien à déclarer si vous échangez des Bitcoins contre des Ethereums.

C’est d’ailleurs l’article 150 VH bis du code général des impôts qui encadre le taux d’imposition des revenus d’une vente d’actifs numérique. Les particuliers sont alors imposés à hauteur de 12,80 % d’impôts sur le revenu et à 17,20 % de prélèvements sociaux. C’est ce que l’on appelle le Prélèvement forfaitaire unique à 30 % (ou Flat Tax dans le jargon financier). Seules les plus-values supérieures à 305 euros doivent être déclarées.

Ainsi, la question de la place que pourraient posséder des cryptoactifs au sein d’un portefeuille patrimonial n’est pas une question à prendre à la légère, surtout par les temps qui courent. Si vous possédez d’ores et déjà un patrimoine diversifié et conséquent, il peut être particulièrement intéressant d’investir dans les cryptomonnaies, même à long terme. Malgré les risques liés à la volatilité de ces actifs, les potentiels de rendements sont particulièrement intéressants, au vu des cours qui ont caractérisé les principales cryptomonnaies ces dernières années.

Dans ce cadre-là, il faudra s’attendre à une très forte volatilité (à la hausse et à la baisse) et attendre le moment opportun pour dégager de belles plus-values. Les cryptomonnaies s’avèrent alors idéales pour diversifier son patrimoine.

Au contraire, si les cryptoactifs s’avèrent être l’un des seuls placements financiers pour vous, il peut être alors intéressant de prendre de nombreuses précautions pour éviter des pertes qui, elles, n’auront rien de virtuel !

Pour aller plus loin, consultez mon guide sur l’investissement, ou les articles suivants :

Vous pouvez également lire mon article sur comment payer moins d'impôts en 2023.

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