Simulateur cession d'entreprise 2026 : impôt sur la plus-value

Indiquez le prix de vente de vos titres, leur prix d'acquisition et votre situation : le simulateur calcule l'impôt sur la plus-value au barème 2026, flat tax ou barème avec abattements, CEHR et CDHR comprises, et chiffre une donation à vos enfants avant la vente.

Votre cession

€
La part du prix qui vous revient, pour vos titres détenus en direct.
€
Capital souscrit ou prix d'achat de ces titres, augmentations de capital comprises.
€
Honoraires d'intermédiaire ou d'avocat que vous payez vous-même.
Titres acquis avant 2018
Détenus depuis plus de 8 ans : au barème, 65 % de la plus-value échappe à l'impôt sur le revenu.
Société créée depuis moins de 10 ans à votre entrée au capital
Pour des titres acquis avant 2018 : l'abattement renforcé passe à 85 %.
Départ à la retraite
Vous dirigez la société, en détenez au moins 25 % et prenez votre retraite dans les deux ans avant ou après la vente.
Situation familiale
Déclaration commune pour un couple marié ou pacsé.
€
Salaires après l'abattement de 10 %, revenus fonciers, bénéfices, hors plus-value.
Pour chiffrer une donation de titres avant la vente.
€
Immobilier, placements, liquidités du foyer : il sert à estimer les droits de succession.
Impôt sur votre cession 455 360 € soit 32,8 % de la plus-value, avec la flat tax
Plus-value1 390 000 €
Impôt sur le revenu177 920 €
Prélèvements sociaux (18,6 %)258 540 €
CEHR et CDHR18 900 €
Ce que vous conservez984 640 €
Impôt à la flat tax sans abattement455 360 €
Avec une donation de 400 000 € à vos 2 enfants avant la vente
Impôt sur la cession en moins127 509 €
Droits de donation0 €
Droits de succession évités51 296 €
Sans donation, pour vous et vos enfants984 640 €
Avec donation, pour vous et vos enfants1 112 149 €
Vous et vos enfantsPrélèvements sociauxImpôt sur le revenu et contributions

Estimation indicative, fiscalité 2026 : cession en 2026 de titres détenus en direct, flat tax de 31,4 % ou barème de l'impôt sur le revenu 2026 avec système du quotient, abattements pour durée de détention des titres acquis avant 2018 ou abattement retraite de 500 000 €, dont les conditions sont supposées remplies, CSG déductible l'année suivante, CEHR avec lissage et CDHR. Le simulateur retient le régime le moins imposé. Il suppose des autres revenus identiques les années précédentes et suivante, aucun autre revenu de capitaux mobiliers, des enfants hors du foyer fiscal et aucune donation depuis 15 ans. Succession au barème actuel, patrimoine non revalorisé, décès plus de 15 ans après la donation, chaque parent transmettant la moitié. Hors apport-cession, compléments de prix, moins-values antérieures et frais de donation. Ne constitue pas un conseil personnalisé ni un conseil financier.

Préparer la cession avant la lettre d'intention

La donation doit précéder tout engagement de vente, et vos enfants doivent pouvoir disposer librement du prix. Montant, pleine ou nue-propriété, calendrier : nous les chiffrons sur votre dossier, avec votre notaire.

Ce simulateur s'adresse aux dirigeants et associés qui vont vendre les titres de leur société, détenus en direct. Il donne l'impôt réellement dû sur la plus-value, contributions sur les hauts revenus comprises, et ce que vous conservez du prix.

Comment utiliser le simulateur ?

  • Indiquez le prix de cession de vos titres, leur prix d'acquisition ou de souscription, et les frais de la vente que vous payez vous-même.
  • Indiquez si vos titres ont été acquis avant 2018. Si oui, précisez si la société avait moins de 10 ans à votre entrée au capital : c'est la condition de l'abattement renforcé.
  • Répondez oui au départ à la retraite si vous dirigez la société, en détenez au moins 25 % et partez à la retraite dans les deux ans avant ou après la vente.
  • Ajoutez votre situation familiale, les autres revenus imposables du foyer, le nombre de vos enfants et votre patrimoine hors entreprise.

Le simulateur compare la flat tax et le barème de l'impôt sur le revenu, avec chacun des abattements auxquels vous avez droit, et retient le moins imposé. Il compare aussi ce qui reste à vous et à vos enfants avec et sans donation de titres avant la vente, et les droits de succession que cette donation évite.

Comment est imposée la plus-value de cession d'entreprise ?

La plus-value est la différence entre le prix de cession, diminué des frais que vous supportez, et le prix d'acquisition ou de souscription des titres. Elle est imposée l'année de la vente, et elle entre dans le revenu fiscal de référence du foyer.

Flat tax ou barème de l'impôt sur le revenu

Par défaut, la plus-value supporte le prélèvement forfaitaire unique, la flat tax : 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux, soit 31,4 % depuis la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026. Vous pouvez opter pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu. L'option est globale : elle vaut pour tous vos revenus de capitaux de l'année. Au barème, une plus-value exceptionnelle peut bénéficier sur demande du système du quotient, et 6,8 % de CSG se déduisent de votre revenu imposable l'année suivante : sur toute la plus-value avec l'abattement de droit commun, sur la seule part imposée avec l'abattement renforcé ou l'abattement retraite.

Les abattements pour durée de détention

Pour des titres acquis avant le 1er janvier 2018, l'option pour le barème ouvre un abattement sur la plus-value soumise à l'impôt sur le revenu (article 150-0 D du CGI). Les prélèvements sociaux restent calculés sur la plus-value entière.

Titres acquis avant 2018, vendus en 2026Part de la plus-value exonérée d'impôt sur le revenu
Abattement de droit commun65 %
Abattement renforcé (PME de moins de 10 ans à l'entrée au capital)85 %

Pour une vente en 2026, des titres acquis avant 2018 sont forcément détenus depuis plus de 8 ans : l'abattement est donc de 65 %, ou de 85 % s'il est renforcé. L'abattement renforcé suppose que la société avait moins de 10 ans à votre entrée au capital, qu'elle était alors une PME au sens européen, soumise à l'impôt sur les bénéfices et exerçant une activité opérationnelle. Pour des titres acquis depuis 2018, il n'y a plus d'abattement : le barème est rarement plus favorable que la flat tax.

L'abattement de 500 000 € du dirigeant qui part à la retraite

Le dirigeant de PME qui vend ses titres et part à la retraite dans les deux ans avant ou après la vente peut retirer 500 000 € de sa plus-value imposable (article 150-0 D ter du CGI). L'abattement vaut au barème comme à la flat tax, pour les cessions réalisées jusqu'au 31 décembre 2031. Il réduit seulement l'impôt sur le revenu : les prélèvements sociaux portent sur toute la plus-value. Il ne se cumule pas avec l'abattement pour durée de détention.

Ses conditions sont détaillées dans notre analyse sur la trésorerie avant une cession : cinq ans de fonctions de direction, 25 % des droits de vote ou des bénéfices, cession de l'intégralité des titres ou de plus de 50 % des droits de vote.

CEHR et CDHR : ce que la flat tax ne dit pas

La plus-value entre en entier dans le revenu fiscal de référence, avant abattements. Au-delà de 250 000 € pour une personne seule, 500 000 € pour un couple, elle déclenche la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (CEHR), de 3 à 4 %. Le simulateur applique le lissage prévu pour les revenus exceptionnels, comme notre simulateur CEHR.

La contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR) vise une imposition minimale de 20 % du revenu de référence, au-delà des mêmes seuils, CEHR et impôt sur le revenu compris. Une plus-value ponctuelle, plus élevée que vos revenus habituels, n'y compte que pour le quart de son montant, et l'abattement retraite n'y entre pas. Sur une grosse cession, la flat tax n'est donc jamais le taux final.

Exemple : la vente d'une société à 1,5 M€

C'est le cas affiché par défaut dans le simulateur. Un dirigeant marié vend 1 500 000 € les titres qu'il a souscrits 50 000 € en 2019, et paie 60 000 € de frais. Le foyer a 120 000 € d'autres revenus imposables par an.

Cession à 1,5 M€, plus-value de 1 390 000 €Montant
Impôt sur le revenu (12,8 %)177 920 €
Prélèvements sociaux (18,6 %)258 540 €
CEHR, lissée18 900 €
CDHR0 €
Total455 360 €, soit 32,8 % de la plus-value

Il conserve 984 640 € sur le prix. La CEHR passe de 35 400 € à 18 900 € grâce au lissage. La CDHR est nulle : la plus-value, ponctuelle, ne compte que pour un quart dans son revenu de référence, qui reste sous 500 000 €.

Le même dirigeant aurait payé moins dans deux autres situations, toutes choses égales par ailleurs :

  • titres souscrits avant 2018 : 433 069 €, au barème avec l'abattement de 65 % et le système du quotient ;
  • départ à la retraite dans les deux ans : 391 360 €, à la flat tax après l'abattement de 500 000 €.

Donner 400 000 € de titres à ses deux enfants avant la lettre d'intention, dans la limite des abattements des deux parents, réduit l'impôt sur la cession de 127 509 €, sans droits de donation s'ils n'ont rien donné depuis quinze ans. Ce qui reste à la famille passe de 984 640 € à 1 112 149 €. Avec 800 000 € de patrimoine hors entreprise, les droits de succession de ses enfants baissent de 51 296 € au barème actuel, si le décès survient plus de quinze ans après la donation. Exemple fictif de calcul.

Donner ses titres à ses enfants avant la vente

Quand un client vendeur a des enfants, c'est la première question que je pose : a-t-il pensé à donner avant de vendre ? Les titres donnés sortent de la plus-value du parent : vos enfants les revendent sur la base de la valeur retenue dans l'acte de donation, et leur plus-value est nulle si la vente se fait à ce prix. Les droits de donation restent dus au-delà des abattements de 100 000 € par parent et par enfant, renouvelables tous les quinze ans.

La donation allège aussi votre succession : les titres donnés, et le prix qu'ils rapportent, n'y sont plus. Le simulateur chiffre cet effet au barème actuel, sans revalorisation de votre patrimoine. Il suppose un décès plus de quinze ans après la donation : avant ce délai, les abattements utilisés pour la donation ne se reconstituent pas.

La donation doit être réelle, irrévocable et signée avant tout engagement de vente, lettre d'intention comprise. Vos enfants doivent pouvoir disposer librement du prix : si le parent en garde le contrôle, l'administration peut requalifier l'opération. Le choix entre pleine propriété et nue-propriété dépend de votre âge et de vos besoins de liquidités. Nous le développons dans notre analyse sur la trésorerie avant une cession d'entreprise.

L'apport-cession : un impôt reporté, pas effacé

Apporter ses titres à une holding avant la vente place la plus-value en report d'imposition (article 150-0 B ter du CGI). Si la holding revend les titres moins de trois ans après l'apport, elle doit réinvestir au moins 70 % du prix dans une activité économique éligible, dans un délai de trois ans, et conserver ces investissements cinq ans. Ces règles s'appliquent aux cessions réalisées depuis le 21 février 2026. Le simulateur ne calcule pas l'apport-cession : l'impôt reste dû le jour où le report prend fin.

Le projet de loi de finances pour 2027 prévoit en plus de rendre imposable la plus-value en report quand les titres de la holding sont donnés, si la holding a cédé les titres apportés depuis moins de huit ans. Son article 5 a été adopté en première lecture par l'Assemblée nationale le 16 octobre 2026 ; le Sénat doit encore l'examiner.

Une holding créée dans l'urgence, sur une vente déjà négociée, je ne la monte pas : l'administration y voit une manœuvre artificielle et peut remettre le report en cause. Le calendrier et la part des titres à apporter sont détaillés dans notre analyse sur l'apport-cession en holding.

Ce que le simulateur ne prend pas en compte

  • l'apport-cession, les compléments de prix et le crédit-vendeur ;
  • les autres revenus de capitaux de l'année, qui suivraient l'option pour le barème ;
  • les moins-values des années précédentes, imputables sur la plus-value ;
  • la vérification des conditions de l'abattement renforcé et de l'abattement retraite, supposées remplies ;
  • les frais de notaire et les donations faites depuis moins de quinze ans, pour la donation ;
  • la revalorisation du patrimoine, l'assurance-vie et les droits du conjoint survivant, pour la succession ;
  • les enfants à charge, qui changent peu l'impôt sur une plus-value de cette taille.

Erreurs fréquentes

  • Raisonner sur la flat tax seule. Au-delà des seuils, la CEHR et la CDHR s'ajoutent, même quand l'abattement retraite efface l'impôt sur le revenu.
  • Donner après avoir signé. Une donation postérieure à la lettre d'intention ne purge pas la plus-value, et les enfants reçoivent des liquidités taxées aux droits de donation.
  • Oublier le revenu fiscal de référence. L'abattement retraite et l'abattement pour durée de détention n'en sortent pas la plus-value : elle y compte en entier.

Le bon régime, la part à donner et le calendrier dépendent de votre dossier. Nous les chiffrons sur vos chiffres réels lors du premier diagnostic, en lien avec votre notaire et votre avocat, avant la lettre d'intention.

Questions fréquentes sur l'imposition d'une cession d'entreprise

Comment est calculée la plus-value de cession de titres ?

C'est le prix de cession, moins les frais de cession que vous payez, moins le prix d'acquisition ou de souscription des titres. Pour des titres reçus par donation ou succession, le prix d'acquisition est la valeur retenue dans l'acte.

Flat tax ou barème : lequel choisir pour une cession ?

La flat tax de 31,4 % s'applique par défaut. Le barème ne devient intéressant que si vos titres ont été acquis avant 2018 et ouvrent droit à un abattement pour durée de détention, ou si vos autres revenus sont faibles. L'option pour le barème vaut pour tous vos revenus de capitaux de l'année : dividendes et intérêts compris.

L'abattement de 500 000 € pour départ à la retraite s'applique-t-il aux prélèvements sociaux ?

Non. Il réduit seulement la plus-value soumise à l'impôt sur le revenu. Les prélèvements sociaux de 18,6 % restent dus sur toute la plus-value, et elle compte en entier dans le revenu fiscal de référence, donc pour la CEHR. La CDHR, elle, ne retient pas les 500 000 € d'abattement.

Peut-on cumuler l'abattement retraite et l'abattement pour durée de détention ?

Non. Pour une même cession, vous choisissez entre l'abattement fixe de 500 000 € et les abattements pour durée de détention. Le simulateur calcule les deux et retient le moins imposé.

Quand paie-t-on l'impôt sur la plus-value de cession ?

La plus-value se déclare l'année suivant la vente, sur la déclaration de revenus et le formulaire 2074. L'impôt figure sur l'avis d'impôt de l'été suivant. Les prélèvements sociaux et la CEHR suivent le même calendrier, la CDHR demande un acompte dès le mois de décembre de l'année de la vente.

Une donation de titres avant la vente évite-t-elle l'impôt sur la plus-value ?

Pour les titres donnés, oui : vos enfants les revendent sur la base de la valeur retenue dans l'acte de donation, et leur plus-value est nulle si la vente se fait à ce prix. La donation doit être réelle, irrévocable et signée avant tout engagement de vente. Les droits de donation restent dus au-delà des abattements de 100 000 € par parent et par enfant.

Sources

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