Optimisation fiscale du chef d'entreprise : par où commencer

Malek Ziane
, conseiller financier indépendant de tout groupe financier

· ORIAS n° 20002359

6/10/2026
•
0
min
Mis à jour le
8/10/2026

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L'essentiel

Un président de SASU se versait 90 000 € de dividendes par an, sans salaire. Trois ans plus tard, il n’avait validé aucun trimestre de retraite au titre de son mandat. Son choix fiscal avait un coût qu’il n’avait pas chiffré.

Pour optimiser votre fiscalité, je commence par une question : de combien avez-vous besoin pour vivre, et que voulez-vous faire du reste ? Cet article s’adresse aux dirigeants de SAS, SASU, EURL ou SARL, aux freelances en société, ainsi qu’aux médecins et avocats en SEL.

Je vous montre comment arbitrer entre salaire, dividendes et holding, sans négliger votre protection sociale, votre retraite ni une éventuelle cession.

Légal ne veut pas dire défendable

Critères d'un montage fiscal défendable face au contrôle

L'administration ne juge pas un montage sur sa légalité théorique. Elle regarde sa réalité, son calendrier, sa substance et sa logique économique. Légal et défendable, ce n'est pas pareil.

Un montage légal sans substance économique ne passe pas le contrôle

Après contrôle, je retrouve toujours les mêmes schémas :

  • Holding pré-cession créée quelques semaines avant une vente déjà négociée.

  • Management fees requalifiés en acte anormal de gestion pour double emploi.

  • Holding et SCI sans logique économique requalifiées en abus de droit.

Les contrôles vont se multiplier pour financer la dette.
L'IA fait la moyenne des conseils présents sur Internet et ignore la jurisprudence récente comme le comportement actuel de l'URSSAF.

Tant que l'administration demande des pièces, je gère avec vous et votre expert-comptable. Dès qu'une proposition de rectification arrive, je coordonne avec un avocat fiscaliste qui prend la plume.

Partir de ce dont vous avez besoin pour vivre

De combien avez-vous besoin pour vivre chaque année, net d'impôt. Presque personne ne pose cette question. Je pars de ce besoin de cash, pas de l'impôt.

Votre rémunération mélange en réalité trois fonctions :

  • Cash de vie pour les dépenses courantes de la famille.

  • Épargne de précaution pour les coups durs et la visibilité.

  • Excédent patrimonial pour construire et réinvestir à long terme.

Je fixe une contrainte de liquidité puis j'optimise son coût. Prenons une société à 5 M€ de CA et 15 % d'EBITDA. Le budget atteint 450 k€ avant IS pour un besoin familial de 75 k€ nets.

Le ratio que personne ne calcule

L'expert-comptable calcule l'IS. La banque regarde la trésorerie. Aucun des deux ne rapporte votre net après impôt au coût total pour la société.

Mon ratio tient en une ligne, net après impôt divisé par coût total charges patronales comprises. Sous 50 %, vous êtes surtaxé. Un bon ratio vise 55 à 70 % du coût société

Coûter moins cher pour gagner plus

Beaucoup de dirigeants de SAS pensent que gagner plus impose de coûter plus cher. C'est faux. Dans un dossier de juin 2026, deux associés d'une SAS à 11 M€ de CA se versaient chacun 240 000 € bruts.

AvantAprès restructuration
Coût pour la société, par associé350 000 €260 000 €
Net après impôt36 %58 %

Chaque associé gagnait 24 800 € de plus par an. La société économisait 180 000 € par an. Les deux courbes évoluaient dans le bon sens en même temps.

Le salaire est souvent le vecteur le moins efficace. Une partie de l'enveloppe peut passer par des dividendes remontés en holding, un PER abondé par la société ou une prévoyance adaptée. Ironie, ce sont les sociétés qui vont très bien qui perdent le plus.

Chaque charge sociale inutile réduit l'EBITDA. Elle réduit donc aussi le prix que verra l'acquéreur à la revente.

Le statut vient en dernier. L'ordre est toujours le même, clarifier vos projets, construire les scénarios, puis choisir le statut. Je ne fais pas basculer un client en EURL tant qu'il ne sait pas ce qu'il fera des charges économisées.

Statut et protection sociale : un exemple chiffré à 132 000 €

Après la réforme de l'assiette TNS, l'EURL et SARL restent devant la SASU à budget identique. Mes simulations de 2024 sont dépassées, je les ai refaites avec mon associé pour 2026.

Hypothèses, résultat avant rémunération et IS de 132 000 €, dirigeant célibataire avec 1 part et pension déductible de 9 600 € par an. Barème IR 2026, IS à 15 % jusqu'à 42 500 € puis 25 % sous conditions PME, PFU à 12,8 % et 18,6 % sociaux.

SchémaNet après impôts et pensionPart du budget
SASU à l'IS, 100 % rémunération54 758 €41,5 %
SASU, rémunération et dividendes à l'optimum64 195 €48,6 %
EI à l'IR (BIC réel)64 453 €48,8 %
EURL à l'IS, 100 % rémunération67 560 €51,2 %
EURL avec 42 500 € laissés à 15 %69 217 €52,4 %
EURL avec épargne salariale (1 salarié)71 746 €54,4 %

Lire l'écart de 16 988 € nets par an

L'écart entre la première et la dernière ligne atteint 16 988 € nets par an. C'est ce que le dirigeant garde réellement dans la poche, à budget strictement identique.

Dans un même statut, le choix entre tout salaire ou mix au PFU pèse peu. Le statut change plus le net que le mix salaire dividendes Une SASU optimisée à 64 195 € reste à 3 365 € de l'EURL en rémunération pure.

L'EI à l'IR fait presque aussi bien que l'EURL optimisée, avec 64 453 € sans société à créer. La part des dividendes qui dépasse 10 % du capital, des primes et des comptes courants reste soumise aux cotisations TNS, désormais intégrée à l'assiette unique abattue de 26 %. L'écart se resserre sans s'annuler.

Sans salaire, le président de SAS n'acquiert aucun droit

Un net plus élevé ne fait pas un meilleur statut. Le président de SAS rémunéré est assimilé salarié, sans assurance chômage attachée au mandat. Sans rémunération, il n'acquiert aucun droit social via ce mandat.

Pour le président sans salaire de l'introduction, la correction tient en un salaire brut d'environ 1 803 € sur un trimestre civil, soit 7 212 € cumulés sur l'année, pour valider quatre trimestres, le reste en dividendes. Les indemnités journalières obéissent à un seuil propre (environ 12 200 € cotisés sur six mois ou 150 heures sur trois mois). Les dividendes seuls ne construisent aucun droit à la retraite.

Malek Ziane

L'avis de Malek

L'EURL reste sous-estimée car ses cotisations créent plus de droits par euro versé. Si l'économie part en train de vie, il gagne à court terme et peut perdre à long terme. Le TNS doit chiffrer le complément de prévoyance avant de comparer deux nets.

Salaire, dividendes, PFU et épargne salariale : le bon mix

Ni 100 % salaire, ni 100 % dividendes. Le tout-dividendes oublie l'IS déjà payé avant, 15 % jusqu'à 42 500 € puis 25 % sous conditions PME. Il laisse le dirigeant sans retraite, sans assurance maladie ni chômage.

Le tout-salaire n'est pas meilleur. Il fait payer des charges au taux plein sur toute l'enveloppe. Le mix optimal combine salaire, dividendes et épargne salariale

Je calcule donc un salaire jusqu'à un certain niveau, des dividendes pour compléter, puis l'épargne salariale.

Épargne salariale et choix du PFU

Participation volontaire et PER abondé par la société font sortir de la valeur avec moins de prélèvements que le salaire. Elle se met en place dans la société qui emploie au moins un salarié en plus du dirigeant, pas dans une holding sans salarié.

Sur les dividendes, le 31,4 % du PFU reste en général préférable dès une TMI de 30 %. Pour les foyers à 0 % ou 11 %, le barème avec abattement de 40 % est plus avantageux. Je ne laisse jamais l'option par défaut sans simuler les deux, case 2OP comprise.

CDHR et SEL : quand le calcul s'inverse

Je vérifie aussi que l'acompte déjà prélevé est bien imputé, sinon vous payez deux fois. Avec la CDHR, le raisonnement s'inverse parfois. Elle impose un plancher de 20 % au-delà de 250 000 € de revenu fiscal de référence, 500 000 € pour un couple.

Un dirigeant de SAS marié qui perçoit 1 M€ de dividendes paie 38 400 € de CDHR en plus de l'IR, des prélèvements sociaux et de la CEHR, soit 38,6 % effectif en cas simulé 2026. Payer plus d'impôt en amont via une rémunération plus élevée peut faire payer moins au global, à condition de maîtriser le risque de rémunération excessive.

En SELARL, les dividendes changent la donne

En SEL, le calcul change. Chez un gérant majoritaire de SELARL, le dividende coûte deux fois, l'IS d'abord puis les cotisations sur la fraction qui dépasse 10 % du capital. Je privilégie la rémunération tant qu'elle construit des droits et permet un PER déductible. Je distingue aussi la rémunération technique en BNC et la part de gérance.

La holding : à partir de quand elle vaut le coup

La holding est avantageuse, mais ce n'est pas une solution par défaut. Je la recommande si vous gagnez plus que votre besoin, si vos motivations ne sont pas que fiscales et si vous êtes prêt à la piloter.

Mes seuils : 150 à 200 k€, ou 250 k€ de trésorerie

Mes repères, un budget de rémunération de 150 à 200 k€ par an, ou une trésorerie stable de 250 k€ et plus. En dessous, c'est un centre de coûts. Dans un cas de solopreneur à 150 k€ de CA et 85 % de marge, les chiffres donnent sans holding environ 69 k€ nets, soit 55 %.

Avec holding, 88 k€ disponibles via salaire d'EURL et remontée de dividendes, pour un coût de 2 à 3 k€ par an. Ces 88 k€ ne sont pas librement disponibles. Pour les récupérer à titre personnel, il faut payer l'IS puis la flat tax.

Le régime mère-fille limite le frottement à 1,25 %

Holding mère-fille et frottement fiscal de 1,25 %

Le mécanisme est le régime mère-fille, avec au moins 5 % du capital et un engagement de conservation de deux ans. Une quote-part de 5 % est réintégrée et imposée à l'IS à 25 %, soit un frottement fiscal limité à 1,25 %. La holding reporte l'impôt personnel au jour du besoin

L'excédent peut ainsi être réinvesti sans passer par l'impôt personnel, au lieu de rester en trésorerie dormante dans la filiale. Une holding qui ne reçoit aucun flux ne sert à rien. Souvent, je commence par la nommer présidente de la société détenue, avec un mandat voté chaque année.

Management fees : seulement si le service est réel

Les management fees sont un bon outil seulement si la holding rend des services réels, documentés et distincts de votre mandat. Un entrepreneur facturait 5 000 € par mois à sa filiale, pour 38 000 € d'économie annuelle. Une partie recouvrait son mandat social, et l'exposition sur trois ans pénalités comprises atteignait 150 000 à 200 000 €.

Le budget 2027 évoque des pistes non votées qui visent les holdings cash-box. N'agissez pas sous la pression de l'annonce, faites l'inventaire ligne par ligne maintenant. Votre rémunération 2026 se décide avant le 31 décembre.

Retraite et prévoyance : ne pas attendre la vente de l'entreprise

La vente de la société ne finance pas une retraite, et la retraite obligatoire non plus. Le jour du départ, vos revenus s'effondrent. Si la cession n'a pas été préparée, elle est taxée au taux plein.

La retraite se construit pendant l'activité

Je considère la dépendance quasi totale à la retraite obligatoire comme une fragilité à corriger en priorité. Je construis donc la retraite pendant l'activité, à partir de 50 ans au plus tard. Prenons deux dirigeants au même chiffre d'affaires et au même niveau de vie.

Le premier attend la cession, ses revenus baissent de 65 % à 65 ans et la vente est imposée entre 34 % et 38,6 %. Le second agit dès 52 ans, il maintient 7 500 € par mois à 65 ans et détient 400 000 € de patrimoine retraite en plus. La retraite se construit pendant l'activité, pas à la vente

Le PER a perdu du terrain en 2026

Le PER reste utile, mais il a perdu du terrain en 2026. La hausse de la CSG porte la flat tax à 31,4 % sur le PER, le PEA, le compte-titres et les dividendes. L'assurance-vie y échappe et garde 17,2 % de prélèvements sociaux.

Mon repère, le PER reste intéressant si votre TMI dépasse 30 %. Ses versements ne sont plus déductibles à partir de 70 ans. Au-delà d'environ 1 % de frais par an sur un PER ou un Madelin, je renégocie ou je change de plateforme.

La prévoyance avant le rendement

Je traite la prévoyance au début d'une stratégie, avant de chercher du rendement. Chez les dirigeants, je trouve soit une prévoyance absente ou mal calibrée, soit des contrats surdimensionnés et chargés en frais cachés. Un appel d'offres a baissé le coût de 20 % à garanties équivalentes chez un couple de dirigeants e-commerce entre 2025 et 2026.

À 55 ou 60 ans, il n'est pas trop tard. Le potentiel dépend du niveau de flux et des erreurs en place. Dans un dossier de deux associés d'une SAS à 6 M€ de CA, âgés de 58 et 38 ans, avec 145 k€ bruts chacun tout en salaire, une holding, une prévoyance et une retraite adaptées ont dégagé 30 500 € et 28 000 € par an à coût inchangé.

Cession et transmission : ce qui se joue des années avant

La revente est l'enjeu patrimonial numéro 1 d'un entrepreneur. Les leviers les plus puissants se posent plusieurs années avant la lettre d'intention. Au moment de la LOI, une partie des options est déjà fermée.

Donner les titres avant de vendre

Je commence toujours par estimer la valeur actuelle puis la valeur future. Je donne avant de vendre, jamais l'inverse. Une fois les titres vendus, la plus-value est actée et vos enfants reçoivent des liquidités taxées plein pot en donation.

Le Dutreil ne s'applique qu'à des titres, pas à du cash. Donner les titres avant de vendre purge la plus-value Prenons une société revendue 2 M€, avec un prix de revient retenu de 200 000 € pour l'exemple (hypothèse : flat tax à 30 %, taux d'avant 2026).

Vendre puis donner coûte 540 000 € de flat tax sur la base nette de 1,8 M€ et 180 000 € de droits avant abattements détaillés. Donner d'abord coûte environ 80 000 € de droits après Dutreil et abattements familiaux, car la plus-value des enfants à la revente est nulle. L'écart illustratif est de 640 000 €, à re-simuler selon le nombre d'enfants et la valorisation retenue.

Coût fiscal cession 2 millions avant ou après donation

Apport-cession : le timing décide de l'impôt

L'apport-cession à une holding est souvent un bon montage, mais son timing décide de l'impôt. Pour les cessions depuis le 21 février 2026, il faut réinvestir 70 % du prix sous 3 ans et conserver les actifs 5 ans.

Je décide en amont de la part à apporter. Un apport partiel garde de la souplesse sur le remploi et vos projets personnels. Dans un dossier antérieur à la loi de finances 2026, une LOI à 5 M€ représentait 1 675 k€ de fiscalité sans optimisation.

En apportant 40 % des titres et en optimisant la cession directe du reste, elle est tombée à 918 k€, avec 2 882 k€ du prix gardés libres. Chaque dossier post 2026 doit être re-simulé.

Produits clés en main et holding de dernière minute

Je me méfie des produits clés en main proposés pour le remploi. Ils respectent la réglementation, mais dans 90 % des cas ils vous font prendre des décisions sans rapport avec vos objectifs. Je retrouve les mêmes défauts, des frais qui dépassent souvent 3 % par an, un risque concentré sur private equity et LBO, un capital bloqué 5 à 10 ans.

Je refuse aussi la holding montée à la dernière minute sur une vente déjà négociée. L'administration y voit une manœuvre artificielle, et le risque a augmenté depuis la loi de finances 2026. Le report ne tient que si la holding a une réalité économique et un projet documenté dès sa création.

Dutreil 2027 : préparer sans signer

Sur le Dutreil et le budget 2027, je prépare sans signer. En septembre 2026, les pistes évoquées ne sont que des rapports parlementaires. Je fais préparer valorisation, pacte et audit des biens affectés à l'exploitation pour signer en quinze jours quand le texte sera connu.

Un point se vérifie avant toute donation en nue-propriété. C'est votre âge le jour de la signature qui fixe la valeur donnée, passer de 70 à 71 ans fait passer la nue-propriété de 60 % à 70 %, soit 10 points d'assiette en plus.

Le notaire, la banque et l'avocat sont indispensables, mais chacun attend votre décision. Sans modélisation, vous avancez à l'aveugle. Je chiffre d'abord combien transmettre et combien conserver, puis je coordonne chacun autour de la stratégie retenue.

Un cas concret, puis les erreurs qui coûtent cher

Olivier est consultant en micro-entreprise. Il facture 250 000 € de chiffre d'affaires et vit sa première année au-dessus du plafond. S'il y reste, il garde 140 371 € nets, soit 56 % de son chiffre d'affaires.

Dans ce dossier, nous sommes passés en EURL avec une holding, et son salaire est calé sur ses besoins réels. Résultat, 32 000 € de plus par an à réinvestir. La société ne cotise que sur le salaire vraiment nécessaire

L'écart vient de la mécanique. En micro, vous payez des charges sur tout le chiffre d'affaires sans rien déduire. En société, vous déduisez vos frais et vous remontez le reste en holding.

Mon repère pour les freelances tient en trois points :

  • Seuil de 150 000 € structurer quand le CA s'en approche.

  • Société sous 200 000 € ne pas sur-optimiser, cela coûte plus que cela rapporte.

  • Microentreprise la garder tant que vos frais restent sous l'abattement et sans besoin de financement.

Les erreurs fréquentes

  • Changer de statut sans savoir ce que l'on fera de l'économie. Si les charges économisées partent en train de vie, vous gagnez à court terme et perdez à long terme.

  • Se verser 100 % de dividendes en SAS ou SASU. La flat tax oublie l'IS payé avant, et vous n'ouvrez aucun droit retraite, maladie ou chômage.

  • Monter une holding seul sans flux ni projet. Une holding qui ne reçoit rien ne sert à rien, et des fees qui doublonnent le mandat exposent à plus de 150 000 € de redressement.

  • Accepter la déclaration préremplie sans contrôle. Forfait de 10 % gardé par défaut, crédit oublié, acompte non imputé, chaque erreur s'additionne.

Que faire selon votre profil

Quatre situations reviennent chez mes clients. Voici l'arbitrage que je recommande pour chacune.

Freelance sous 150 000 € de CA

Restez en micro tant que vos frais réels restent sous l'abattement forfaitaire. Le signal à surveiller est l'approche de 150 000 €, surtout si vous n'avez pas besoin de tout gagner. C'est à ce moment que je regarde l'EURL à l'IS, avec holding si vous voulez investir.

Dirigeant de SAS, SASU, EURL ou SARL avec des flux supérieurs au besoin

Calculez votre ratio puis regardez votre mix salaire, dividendes et épargne salariale avant la clôture.

Malek Ziane

L'avis de Malek

Je crée la holding seulement quand l'excédent est durable et peut être piloté. En dessous, je préfère vous le dire avant que vous ne la créiez.

Médecin ou avocat

Privilégiez la rémunération tant qu'elle construit vos droits et permet un PER déductible. La SELARL se justifie quand trois signaux se cumulent, tranche à 41 % depuis deux ans, projet qui demande du capital, organisation stable. Si un seul manque, j'attends.

Dirigeant à 5 à 10 ans d'une cession

Commencez maintenant, car les leviers se posent des années avant la lettre d'intention. Ce que je recommande à mes clients, donner avant de vendre, jamais l'inverse. Pour le budget 2027, je prépare sans signer pour pouvoir signer en quinze jours quand le texte sera connu.

Ce qui se décide avant le 31 décembre 2026

  • Mix de rémunération à caler avant la clôture de l'exercice.

  • Acompte de CDHR de décembre si votre revenu fiscal dépasse 250 k€, 500 k€ pour un couple.

  • Apport-cession à cadrer vite si une vente se profile.

Le budget 2027 peut attendre le vote. Agissez sur 2026 avant le vote du budget 2027

Que pouvons-nous faire ensemble ?

J'ai accompagné plus de 230 dirigeants, entrepreneurs, professionnels libéraux, médecins, avocats, directeurs commerciaux… Je suis basé à Paris et j'accompagne des clients partout en France.

Le cabinet est indépendant de tout groupe financier. Notre cabinet n'appartient à aucun groupe bancaire ni à aucune compagnie d'assurance. Nous sommes rémunérés par vos honoraires et, sur certaines solutions que nous mettons en place pour vous, par des commissions versées par les établissements partenaires. Le montant en est indiqué avant toute souscription, et vous pouvez en obtenir le détail à tout moment.

Ma rémunération se structure autour d'honoraires sur une phase d'audit. Si votre retour sur investissement est inférieur à 3 (économies de charges fiscales et sociales, prélèvements sociaux, frais de contrats mutuelle et prévoyance, droits de succession) je m'engage à rembourser le montant de mes honoraires.

Le premier échange est offert et dure 30 minutes. Nous y regardons votre situation, et je vous dis si un audit a du sens pour vous.

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