Optimisation fiscale pour consultants : combien garder par jour facturé
Découvrez une stratégie fiscale et patrimoniale sur-mesure qui vous profite au niveau professionnel et personnel.
Déjà plus de 230 entrepreneurs accompagnés
Olivier, consultant, a réalisé 250 000 € de chiffre d'affaires, sa première année au-dessus du plafond de la micro-entreprise.
En micro, il gardait 140 371 € nets, soit 56 %. Avec une EURL, une holding et un salaire calé sur ses besoins, son dossier fait ressortir 32 000 € d'économie par an, à réinvestir.
Pour un consultant, l'optimisation fiscale se joue sur quatre décisions prises dans cet ordre : vos besoins et vos projets, le statut, la rémunération, puis ce que devient l'excédent. Ce guide s'adresse aux consultants qui facturent à la journée (stratégie, organisation, IT, management de transition), seuls ou à la tête d'un petit cabinet. Sous 78 000 € de chiffre d'affaires avec peu de frais, il n'y a rien à optimiser, et je vous le dirai aussi.
Un consultant vend des jours. La première mesure utile est donc le net dans la poche pour chaque jour facturé, une fois les cotisations et l'impôt payés.
Je la complète par un ratio, le taux d'efficacité de la rémunération. C'est le net perçu après impôt, divisé par le coût total pour la société, charges comprises. Sous 50 %, vous êtes surtaxé. Bien structuré, on vise 55 à 70 %.
Personne ne vous donne ce chiffre. L'expert-comptable calcule l'impôt sur les sociétés. La banque regarde la trésorerie. Aucun des deux ne simule l'écart de net entre les voies possibles.
On agit sur la cause de l'impôt, pas sur l'effet. La cause, c'est la structure de vos revenus, donc le statut, le mix entre salaire et dividendes et, quand elle se justifie, la holding. L'effet, c'est le produit défiscalisant acheté pour réduire la facture. Je déconseille Pinel et Girardin dans la grande majorité des cas, parce qu'un investissement se juge sur son rendement réel, son risque et sa liquidité.
Ma première question n'est donc jamais l'impôt. Je demande de combien vous avez besoin pour vivre. Le reste n'a rien à faire sur votre compte personnel.
Il existe des montages que je n'appuie jamais, même quand le client insiste :
Légal et défendable, ce n'est pas pareil. L'administration juge un montage sur sa réalité, c'est-à-dire son calendrier, sa substance et sa logique économique. Les contrôles vont se multiplier, car tous les camps politiques veulent augmenter les redressements pour financer la dette.
Deux seuils arrivent vite quand on facture à la journée. À 700 € de taux journalier, 54 jours suffisent pour dépasser les 37 500 € de la franchise en base de TVA. Il en faut 120 pour franchir le plafond de la micro-entreprise, 83 600 € en 2026, proratisé la première année d'activité.
En pratique, un consultant qui travaille pour des entreprises facture donc très tôt avec 20 % de TVA. Elle est neutre pour ses clients, et il déduit celle de ses propres achats.
Tant que vous restez en franchise de TVA, vous ne déduisez pas la TVA de vos achats. Vous pouvez opter pour la TVA avant d'atteindre le seuil.
Vous restez en micro tant que vos frais réels sont inférieurs à l'abattement forfaitaire et que vous n'avez rien à financer. L'abattement du micro-BNC est de 34 %. À 65 000 € de chiffre d'affaires et 8 % de frais réels, soit 5 200 €, il représente 22 100 €. Passer au réel ferait payer plus d'impôt.
Le raisonnement s'inverse au-delà du plafond, ou à l'approche de 150 000 € de chiffre d'affaires quand vous n'avez pas besoin de tout ce que vous gagnez. En micro, vous payez des charges sur tout le chiffre d'affaires sans rien déduire. En société, vous ne cotisez que sur le salaire nécessaire et vous déduisez vos frais professionnels, justificatifs à l'appui. Je fais alors généralement passer en EURL à l'IS.
Ce changement touche votre protection. Le gérant d'EURL est travailleur non salarié, le président de SASU est assimilé salarié. Vos droits à la retraite et aux indemnités journalières ne se construisent pas de la même façon.
Si vous démarrez avec des droits au chômage, le cumul entre allocation et création ne porte plus que sur 60 % de vos droits, quel que soit le statut. L'ancienne règle, qui favorisait la SAS, est fausse.
Le choix se fait donc entre le versement mensuel et le capital. Je conseille le cumul mensuel si vous avez plus de douze mois de droits et un projet qui met du temps à facturer. Je conseille le capital, soit 60 % des droits versés en deux fois, si vous avez besoin de trésorerie de départ. Il suppose d'avoir obtenu l'ACRE, à demander dans les 60 jours.

Ne distribuez jamais de dividendes pendant le cumul.
Prenons un consultant célibataire qui facture 700 € par jour pendant 200 jours, soit 140 000 € de chiffre d'affaires. Avec 8 000 € de frais, il dégage 132 000 € de résultat avant rémunération et IS. Il verse une pension alimentaire déductible de 9 600 € par an.
J'applique le barème de l'impôt sur le revenu 2026 et l'IS à 15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 %. Les dividendes supportent le prélèvement forfaitaire unique (PFU), soit 12,8 % d'impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux.
| Scénario | Net après impôts et pension | Part du résultat | Net par jour facturé |
| SASU à l'IS, 100 % rémunération | 54 758 € | 41,5 % | 274 € |
| SASU à l'IS, rémunération et dividendes à l'optimum | 64 195 € | 48,6 % | 321 € |
| Entreprise individuelle au réel, à l'IR | 64 453 € | 48,8 % | 322 € |
| EURL à l'IS, 100 % rémunération | 67 560 € | 51,2 % | 338 € |
| EURL à l'IS, 42 500 € de bénéfice laissés à 15 % | 69 217 € | 52,4 % | 346 € |
La pension pèse de la même façon sur chaque ligne. L'écart entre les scénarios, lui, vient uniquement de la structure.
Entre le premier et le dernier scénario, il atteint 72 € par jour facturé, soit 14 459 € par an pour le même travail. À 100 % de rémunération, le statut seul déplace 12 802 € par an. Une fois chaque statut optimisé, il reste 5 022 € en faveur de l'EURL.
L'entreprise individuelle au réel dépasse la SASU optimisée de 258 €, sans société à créer. C'est une option sérieuse pour un consultant qui démarre au-dessus du plafond.
J'ai refait ces simulations pour 2026, parce que celles de 2024 étaient dépassées. La réforme de l'assiette des travailleurs non salariés resserre l'écart entre EURL et SASU sans l'annuler.
Le net ne fait que la moitié du calcul. Sur une autre simulation, à 120 000 € de rémunération, la SASU paie 41 400 € de cotisations retraite, dont 28 100 € créent des droits (68 %). L'EURL en paie 18 800 €, dont 18 400 € créent des droits (98 %).
L'EURL coûte donc 22 600 € de cotisations en moins par an, avec des droits plus faibles en valeur absolue. Je pense qu'elle est sous-estimée. Je ne fais pourtant basculer personne tant qu'il ne sait pas ce qu'il fera des charges économisées.
Si cette économie part en train de vie, vous gagnez à court terme et vous perdez à long terme, avec moins de droits et aucune capitalisation. L'ordre est toujours le même : les objectifs, puis les scénarios, puis seulement le statut.
Je ne recommande ni le tout-salaire ni le tout-dividendes. Je calcule un mix, avec un salaire jusqu'à un certain niveau et des dividendes pour compléter.
Le tout-dividendes repose sur un raccourci, celui d'une taxation à 30 %. En octobre 2026, le PFU est à 31,4 %, et il frappe un bénéfice qui a déjà payé l'IS.
Dans un de mes dossiers, un président de SASU se versait 90 000 € de dividendes par an et aucun salaire depuis trois ans. Il n'avait validé aucun trimestre de retraite. J'ai d'abord remis un salaire brut d'environ 1 800 € par mois, le niveau qui valide quatre trimestres et ouvre les indemnités journalières, le reste en dividendes. Une fois la retraite comptée, le tout-dividendes n'était même plus le moins cher.
Le PFU reste préférable dès une tranche marginale de 30 %. Pour les foyers à 0 % ou 11 %, le barème avec l'abattement de 40 % est plus avantageux. Je ne laisse jamais l'option par défaut sans simuler les deux.
En EURL, la réforme a aussi renchéri les dividendes soumis à cotisations, d'environ 26 % à 28 %. L'arbitrage se refait donc chaque année, avant la clôture.
À ce niveau (500 000 € pour un couple), la contribution différentielle sur les hauts revenus impose un plancher d'imposition de 20 %. Distribuer davantage ne fait plus baisser votre taux effectif.
Payer plus d'impôt en amont, par une rémunération plus élevée, peut alors permettre d'en payer moins au global. La condition est de maîtriser le risque de rémunération excessive.
La holding est avantageuse, mais je ne la propose pas par défaut. Je la recommande si vous gagnez plus que ce dont vous avez besoin, si vos motivations ne sont pas que fiscales et si vous êtes prêt à la piloter.
Mes repères sont un budget de rémunération de 150 000 à 200 000 € par an, ou une trésorerie stable de 250 000 € et plus. En dessous, elle coûte plus qu'elle ne rapporte, avec 2 000 à 3 000 € de frais par an pour un solopreneur.
Son intérêt tient au régime mère-fille. Les dividendes de votre société d'exploitation remontent à la holding avec un frottement fiscal limité à 1,25 %. L'excédent se réinvestit alors sans passer par votre impôt personnel.
C'est le schéma du dossier d'Olivier. Il se verse le salaire dont il a besoin, il ne cotise que sur ce montant, et le reste remonte dans la holding. L'argent n'est pas pour autant dans sa poche, puisqu'il faudra payer le PFU pour le récupérer. La holding prépare aussi la transmission et la revente de l'activité.

Les pistes du budget 2027 visent les holdings qui accumulent de la trésorerie sans activité. Elles ne sont pas votées. Faites dès maintenant l'inventaire de ce que détient la vôtre, et arbitrez après le vote.
L'URSSAF peut requalifier en cotisations les honoraires d'une holding qui se borne à mettre à disposition le dirigeant de sa filiale.
Entre deux missions, rien n'entre et tout continue de sortir. Votre mandat de dirigeant n'ouvre aucun droit au chômage. Je commence donc par un matelas de sécurité, professionnel et personnel.
Je traite la prévoyance au début d'une stratégie, avant de chercher du rendement. Chez les dirigeants, je trouve soit une prévoyance absente, soit des contrats surdimensionnés et chargés en frais. Un appel d'offres suffit souvent à baisser le coût à garanties égales. Les cotisations payées par la société sont déductibles de son résultat.
Travailler toute l'année pour un seul client, avec ses horaires et ses outils, accumule les indices d'un lien de subordination. Le risque dépasse l'impôt, puisqu'il touche à votre statut social. Diversifiez vos clients quand vous le pouvez, et faites écrire dans le contrat les livrables attendus.
La TVA, une éventuelle retenue à la source et le risque d'établissement stable se règlent avant de signer la mission. Je coordonne ces points avec votre expert-comptable et, dès que la situation devient internationale, avec un avocat fiscaliste.
Je ne compte pas sur le régime obligatoire, et je ne compte pas non plus sur la vente de votre société pour financer votre retraite. Je la construis pendant l'activité, à partir de 50 ans au plus tard.
Le PER reste intéressant si votre tranche marginale dépasse 30 %, mais il a perdu du terrain en 2026. Il supporte la hausse des prélèvements sociaux, alors que l'assurance-vie reste à 17,2 %. Je réexamine donc chaque arbitrage entre les deux, et je corrige tout contrat dont les frais dépassent environ 1 % par an.
L'expert-comptable reste indispensable pour vos comptes et vos déclarations. Je suis moi-même expert-comptable de formation.
Son calendrier est celui de la clôture, alors que les choix se font avant. Mon travail commence en amont de la clôture. Je chiffre sur une même feuille votre rémunération, votre statut social, votre retraite, la holding et la transmission.
Pour une question de déclaration, le service des impôts vous répond gratuitement et sa réponse écrite vous protège. Je suis utile avant, quand un choix reste à faire pour l'année prochaine.
Honoraires fixés à l'avance, après un premier diagnostic offert. Si les gains possibles ne justifient pas nos honoraires, nous vous le disons avant toute mission.
| Votre situation | Ce que je recommande |
| Sous le plafond de la micro, peu de frais, rien à financer | Restez en micro. L'abattement de 34 % vous est plus favorable que le réel. |
| Au-dessus du plafond, sans excédent durable | EURL à l'IS, avec une rémunération calée sur votre besoin. Sans société, l'entreprise individuelle au réel reste une alternative proche. |
| Un budget de rémunération de 150 000 à 200 000 €, ou 250 000 € de trésorerie stable | EURL et holding, si vous êtes prêt à la piloter. Les dividendes remontent en mère-fille et se réinvestissent. |
| Des années de tout-dividendes, ou une carrière en partie à l'étranger | Retraite et prévoyance avant le statut. Je fais le point sur votre relevé de carrière, puis je recalcule le mix. |
À lire avant d'appliquer. Ces avis donnent une orientation générale, pas un conseil personnalisé. Je ne connais pas votre situation : chaque décision doit être adaptée à votre cas avant d'être mise en œuvre.

L'avis de Malek
Pour un consultant seul, l'EURL laisse plus de net dans mes simulations 2026. La SASU garde sa place dans des cas précis, par exemple quand le gain de l'EURL serait mangé par une prévoyance et une retraite à reconstruire. C'est aussi vrai quand un crédit immobilier se prépare sur un salaire de dirigeant assimilé salarié.
Votre rémunération de l'année se décide avant le 31 décembre. Si vous voulez savoir dans quel profil vous êtes, le premier échange de 30 minutes est offert. J'accompagne mes clients partout en France depuis Paris.
Trois rôles se complètent. L'expert-comptable assure la conformité, j'arbitre entre votre rémunération et votre patrimoine, et l'avocat fiscaliste intervient en cas de litige avec l'administration. Tant qu'elle demande des pièces, je gère avec vous. Dès qu'elle propose un redressement, un avocat prend la plume et je reste à vos côtés.
Comparez vos frais réels à l'abattement de 34 %. Tant qu'ils restent en dessous et que vous n'avez aucun projet à financer, la micro est quasi imbattable au lancement. Au-delà, le calcul se fait en société.
Je ne conseille plus l'option à l'IR à une SASU qui gagne de l'argent régulièrement. Le bénéfice tombe intégralement dans votre revenu, avec des prélèvements sociaux qui n'ouvrent aucun droit. Je garde cette option dans trois cas : un déficit de démarrage, une tranche marginale de 11 % avec un bénéfice modeste entièrement consommé, ou une fin de carrière sans besoin de trimestres.
Oui. Toutes les entreprises doivent déjà pouvoir recevoir des factures électroniques. L'obligation d'en émettre s'applique aux PME et aux micro-entreprises au 1er septembre 2027. Choisissez votre plateforme avec votre expert-comptable avant cette date.
Recevez 5 exemples d'optimisation fiscale
Pour réaliser +27k€ d'économie annuelle
Profitez d’une consultation offerte de 15 minutes pour découvrir une stratégie sur-mesure qui maximise vos revenus tout en protégeant votre patrimoine.




Découvrez 5 stratégies fiscales déjà appliquées avec succès.
Dans ces cas concrets, vous verrez :
- Plus de 10 optimisations concrètes et actionnables
- Comment structurer votre activité pour payer moins
- Les stratégies fiscales qui génèrent le plus d’économies
Recevez le guide en 1 clic :