Simulateur salaire ou dividendes : la rémunération du dirigeant qui laisse le plus de net en 2026

Indiquez le résultat de votre société et votre situation : le simulateur cherche la répartition entre rémunération et dividendes qui vous laisse le plus de revenu net, en SAS comme en SARL, avec la fiscalité 2026.

Votre société

Forme de la société
SARL ou EURL : vous en êtes le gérant majoritaire.
€
Bénéfice annuel avant votre rémunération et l'impôt sur les sociétés. Il est versé en totalité, en rémunération ou en dividendes.
€
SARL ou EURL : les dividendes au-delà de 10 % de ce montant supportent des cotisations sociales.
Situation familiale
Déclaration commune pour un couple marié ou pacsé.
Une demi-part pour chacun des deux premiers, une part à partir du troisième.
€
Salaire du conjoint, revenus fonciers : montants nets imposables.
Revenu net maximal par an 83 639 € avec 47 191 € de rémunération nette et 53 132 € de dividendes
Cotisations sociales37 633 €
Impôt sur les sociétés12 044 €
Prélèvements sur les dividendes16 683 €
Impôt sur le revenu en plus0 €
Net si tout en rémunération77 470 €
Net si tout en dividendes80 091 €

Estimation indicative, fiscalité 2026 : taux moyens de cotisations, impôt sur les sociétés à 15 % puis 25 %, prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % sur les dividendes (en SARL, coefficient net de 0,692 au-delà de 10 % du capital), barème de l'impôt sur le revenu et contributions sur les hauts revenus. Le résultat est distribué en totalité. Ne constitue pas un conseil personnalisé ni un conseil financier.

Au-delà du revenu net de l'année

Avec le même résultat, une SARL ou EURL laisserait 14 186 € de plus par an. La protection sociale n'est pas la même : retraite et prévoyance comptent autant que le net dans ce choix.

Salaire ou dividendes : comment se fait le calcul ?

100 % salaire ou 100 % dividendes, ce n'est pas le débat. Chaque euro de résultat peut sortir de deux façons, et chacune a son coût :

  • en rémunération : des cotisations sociales, puis l'impôt sur le revenu après l'abattement de 10 %. La rémunération est déduite du résultat de la société ;
  • en dividendes : l'impôt sur les sociétés d'abord, 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice puis 25 %, et ensuite le prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %.

Le simulateur teste toutes les répartitions possibles, à l'euro près, et retient celle qui laisse le plus de revenu net au foyer, après impôt sur le revenu et contributions sur les hauts revenus.

SAS ou SARL : ce qui change

En SAS ou SASU, le président est assimilé salarié : la société paie environ 1,42 fois le salaire brut, et il reçoit environ 79 % du brut. Ses dividendes ne supportent que le prélèvement forfaitaire unique. En SARL ou EURL, le gérant majoritaire cotise comme travailleur non salarié, environ 40 % de sa rémunération. En contrepartie, ses dividendes supportent des cotisations sociales au-delà de 10 % du capital, des primes d'émission et des comptes courants. Sur cette part, le simulateur laisse au gérant 69,2 % du dividende après cotisations et impôt : un taux moyen, car les cotisations baissent quand la rémunération et les dividendes augmentent.

Pourquoi pas tout en dividendes ?

Le « tout dividendes en SAS, c'est seulement la flat tax » est un raccourci : il oublie l'impôt sur les sociétés, et il laisse le dirigeant sans retraite, sans indemnités journalières et sans chômage. Je commence par un salaire qui ouvre ces droits, puis je complète en dividendes. Depuis 2026, les dividendes ne gagnent plus automatiquement : avec le prélèvement forfaitaire unique à 31,4 % et la contribution différentielle sur les hauts revenus, monter la rémunération peut faire payer moins au total.

Exemple : 150 000 € de résultat dans une SAS

C'est le cas affiché par défaut : une SAS, 150 000 € de résultat avant rémunération, un couple avec deux enfants, sans autre revenu.

  • Tout en rémunération : 77 470 € nets par an.
  • Tout en dividendes : 80 091 € nets.
  • Meilleure répartition : 83 639 € nets, avec 47 191 € de rémunération nette et 53 132 € de dividendes.

Avec le même résultat, une SARL ou une EURL laisserait 14 186 € de plus par an. Je fais le même constat en 2026, après la réforme de l'assiette des cotisations des travailleurs non salariés : elle resserre l'écart sans l'annuler. Le statut change aussi la protection sociale. Je regarde alors la part des cotisations qui crée réellement des droits, et sur ce critère le gérant de SARL s'en sort bien. Résultat propre à cette situation, non transposable.

Ce que le simulateur ne prend pas en compte

  • les droits à la retraite et à la prévoyance que crée chaque euro de rémunération ;
  • les taux de cotisations réels, qui varient avec le niveau de rémunération : le simulateur utilise des taux moyens ;
  • l'option pour le barème de l'impôt sur le revenu sur les dividendes ;
  • la trésorerie à garder dans la société : le résultat est supposé distribué en totalité ;
  • l'épargne salariale, le PER et la holding.

Comment aller plus loin que le bon mix ?

Dans un même statut, le choix du mix pèse peu à côté de ce que change le statut lui-même et des mécanismes annexes. Pour gagner plus, un dirigeant n'a pas besoin de coûter plus cher à sa société :

  • Un PER abondé par la société, qui améliore le rapport entre les cotisations versées et les droits acquis.
  • L'épargne salariale, dans la société qui emploie au moins un salarié.
  • Une holding, qui reçoit les dividendes de la société presque sans impôt intermédiaire et peut en être nommée présidente, avec une rémunération de mandat.

Le bon schéma se modélise sur vos chiffres réels, avant la clôture de l'exercice : c'est ce que nous chiffrons lors du premier diagnostic.

Questions fréquentes sur la rémunération du dirigeant

Faut-il se verser un salaire en SAS ?

Rien ne l'oblige, mais sans salaire le président ne valide aucun trimestre de retraite et n'a pas droit aux indemnités journalières. Je conseille au minimum une rémunération qui ouvre ces droits, puis des dividendes pour compléter.

Les dividendes sont-ils soumis à cotisations sociales en SARL ?

Oui pour le gérant majoritaire, sur la part qui dépasse 10 % du capital social, des primes d'émission et des sommes laissées en compte courant d'associé. En dessous, ils supportent le prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %, comme en SAS. Au-dessus, cotisations et impôt prennent environ 30,8 % du dividende dans le simulateur.

Le prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % est-il obligatoire ?

Non. Vous pouvez opter pour le barème de l'impôt sur le revenu, avec un abattement de 40 % sur les dividendes. L'option vaut pour tous vos revenus de capitaux de l'année et n'est intéressante qu'avec une tranche marginale faible. Le simulateur retient le prélèvement forfaitaire unique.

Que change un revenu fiscal de référence au-delà de 250 000 € ?

Deux contributions s'ajoutent à l'impôt sur le revenu : la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus, de 3 à 4 %, et la contribution différentielle, qui assure une imposition minimale de 20 %. Les seuils sont doublés pour un couple. Le simulateur calcule les deux.

Sources

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