Simulateur revenu exceptionnel : calculez l'impôt avec le système du quotient en 2026
Indiquez votre revenu habituel et le montant exceptionnel perçu : le simulateur calcule l'impôt supplémentaire, avec et sans le système du quotient, selon le barème 2026, contributions sur les hauts revenus comprises.
Estimation indicative, fiscalité 2026 : barème de l'impôt sur le revenu 2026 (revenus 2025), plafonnement du quotient familial et décote ; CEHR et CDHR avec leurs règles pour les revenus exceptionnels, en supposant que les revenus des années précédentes étaient égaux au revenu habituel. Hors parent isolé, réductions et crédits d'impôt. Ne constitue pas un conseil personnalisé ni un conseil financier.
Comment est imposé un revenu exceptionnel ?
Un revenu exceptionnel s'ajoute à vos revenus de l'année et passe au barème progressif. Sans précaution, il fait monter une partie de vos revenus dans une tranche plus haute. Le système du quotient, prévu à l'article 163-0 A du code général des impôts, limite cet effet.
Le calcul du système du quotient
- on calcule l'impôt sur votre revenu habituel ;
- on ajoute un quart du revenu exceptionnel et on recalcule l'impôt ;
- on multiplie la différence par 4 et on l'ajoute à l'impôt sur le revenu habituel.
Le quotient ne change rien si votre revenu habituel et le revenu exceptionnel restent dans la même tranche. Il rapporte quand le revenu exceptionnel vous ferait passer dans une tranche supérieure. C'est une option : le simulateur retient le calcul le plus favorable.
Le barème 2026 de l'impôt sur le revenu
Le barème s'applique au revenu de chaque part de quotient familial. L'avantage des enfants est plafonné à 1 807 € par demi-part.
| Revenu imposable par part | Taux |
| Jusqu'à 11 600 € | 0 % |
| De 11 601 € à 29 579 € | 11 % |
| De 29 580 € à 84 577 € | 30 % |
| De 84 578 € à 181 917 € | 41 % |
| Plus de 181 917 € | 45 % |
Quels revenus peuvent en bénéficier ?
Un revenu est exceptionnel quand il ne correspond pas à vos revenus habituels et n'a pas vocation à se reproduire. Son montant doit dépasser la moyenne de vos revenus nets imposables des trois années précédentes. C'est le cas, par exemple :
- d'une prime exceptionnelle, versée une seule fois ;
- de la part imposable d'une indemnité de rupture ou de départ ;
- des indemnités compensatrices de préavis ou de congés payés versées lors d'un licenciement.
Les contributions sur les hauts revenus
Au-delà de 250 000 € de revenu fiscal de référence (500 000 € pour un couple), deux contributions s'ajoutent à l'impôt sur le revenu. Chacune a sa règle pour un revenu exceptionnel :
- la contribution exceptionnelle (CEHR), de 3 % puis 4 %, est lissée si vos revenus des deux années précédentes restaient sous le seuil et que celui de l'année atteint au moins une fois et demie leur moyenne : elle est calculée sur cette moyenne plus la moitié de l'écart, puis doublée ;
- la contribution différentielle (CDHR), qui garantit une imposition minimale de 20 %, ne retient qu'un quart du revenu exceptionnel, et un quart de l'impôt qui s'y rapporte.
Le simulateur applique ces deux règles en supposant que vos revenus des années précédentes étaient égaux à votre revenu habituel. Sur une prime ou une indemnité, la CDHR est rarement due : l'impôt sur le revenu dépasse déjà 20 %.
Exemple : une prime de 150 000 € pour un couple avec deux enfants
C'est le cas affiché par défaut dans le simulateur. Le couple déclare 80 000 € de revenu net imposable habituel.
- Impôt sans la prime : 6 594 €.
- Impôt avec la prime et le quotient : 51 594 €.
- Impôt avec la prime, sans le quotient : 58 287 €.
La prime coûte donc 45 000 € d'impôt, soit 30 % de son montant. Sans le quotient, une partie serait passée dans la tranche à 41 % : le quotient fait économiser 6 693 €. Avec 230 000 € de revenu fiscal de référence, le couple reste sous le seuil des contributions sur les hauts revenus. Résultat propre à cette situation, non transposable.
Ce que le simulateur ne prend pas en compte
- des revenus des années précédentes différents de votre revenu habituel, qui changent le lissage des contributions sur les hauts revenus ;
- le parent isolé, les réductions et les crédits d'impôt ;
- les revenus différés, comme un rappel de salaire ;
- la CSG et la CRDS, déjà retenues sur une prime ou une indemnité.
Comment réduire l'impôt sur un revenu exceptionnel ?
Un revenu exceptionnel se prépare avant d'être versé. Quand on me consulte après, il ne reste souvent que le quotient. Avant, trois leviers reviennent le plus souvent :
- Le PER. Les versements sont déductibles dans la limite de vos plafonds, et l'année d'un revenu élevé est celle où ils rapportent le plus. J'utilise les plafonds des trois dernières années non utilisés, mutualisés avec le conjoint. Mon repère : le PER reste intéressant si votre tranche marginale dépasse 30 %.
- L'épargne salariale. Une prime d'intéressement ou de participation placée sur un plan d'épargne salariale échappe à l'impôt sur le revenu, dans la limite des plafonds.
- Le calendrier. Quand c'est possible, je fais répartir les versements sur plusieurs années fiscales.
Le bon dosage dépend du montant, de votre tranche et de vos plafonds disponibles : c'est ce que nous chiffrons lors du premier diagnostic.
Questions fréquentes sur l'impôt d'un revenu exceptionnel
Le système du quotient est-il automatique ?
Non. Il faut le demander en déclarant le revenu exceptionnel à part, ligne 0XX de la déclaration complémentaire n° 2042 C, et non avec vos salaires. L'administration applique alors le calcul.
Le prélèvement à la source tient-il compte du quotient ?
Non. Votre employeur applique votre taux de prélèvement habituel à la prime ou à l'indemnité. Le quotient joue au moment de la déclaration de revenus, l'année suivante : l'écart est alors régularisé, par un remboursement ou un solde à payer.
Quand un revenu est-il considéré comme exceptionnel ?
Quand il ne correspond pas à vos revenus habituels et n'a pas vocation à se reproduire. Son montant doit aussi dépasser la moyenne de vos revenus nets imposables des trois années précédentes.
Une indemnité de rupture conventionnelle est-elle imposable ?
En partie : une fraction est exonérée, dans des limites qui dépendent de votre salaire et de l'indemnité légale ou conventionnelle. Seule la part imposable est à saisir dans le simulateur, et elle peut bénéficier du quotient.
Qu'est-ce qu'un revenu différé ?
C'est un revenu qui se rattache à des années passées, comme un rappel de salaire versé en retard. Il bénéficie aussi d'un système du quotient, calculé selon le nombre d'années concernées et non sur 4. Le simulateur ne traite pas ce cas.
Un revenu exceptionnel déclenche-t-il la CEHR et la CDHR ?
Il peut faire passer votre revenu fiscal de référence au-delà de 250 000 € (500 000 € pour un couple). La CEHR est alors lissée si vos revenus des deux années précédentes restaient sous ce seuil, et la CDHR ne retient qu'un quart du revenu exceptionnel. Le simulateur calcule les deux.
Sources
- Service-Public : comment sont imposés les revenus exceptionnels
- Légifrance : article 163-0 A du code général des impôts
- BOFiP : BOI-IR-LIQ-20-30-20, revenus exceptionnels ou différés
- economie.gouv.fr : revenus exceptionnels et différés
- BOFiP : BOI-IR-CHR, lissage de la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus
- BOFiP : BOI-IR-CDHR-20, revenus exceptionnels et contribution différentielle
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