Simulateur placement de trésorerie d'entreprise : compte à terme, compte-titres ou contrat de capitalisation en 2026

Indiquez le montant, la durée et les rendements proposés : le simulateur compare le gain net après impôt sur les sociétés d'un placement imposé chaque année, d'un compte-titres et d'un contrat de capitalisation.

Votre trésorerie

€
Trésorerie dont la société n'aura pas besoin pendant la durée choisie.
ans
Entre 1 et 30 ans.
Taux d'impôt sur les sociétés chaque année
15 % si le bénéfice reste sous 42 500 € et que la société a droit au taux réduit.
% par an
Compte à terme, compte rémunéré, fonds monétaire, et la plupart des ETF : le taux brut.
% par an
Actions détenues en direct, imposées seulement à la cession. Net de frais.
% par an
Net de frais. Par défaut, le même taux partout, pour ne comparer que la fiscalité.
%
Taux moyen des emprunts d'État, figé pour toute la vie du contrat : 4,49 % (septembre 2026) pour un contrat ouvert en octobre 2026.
Taux d'IS l'année du rachat du contrat
0 % si la société est en déficit : l'excédent de forfaits grossit alors le déficit reportable.
Gain net après impôt sur les sociétés 49 278 € en 5 ans, avec le compte-titres
Placement imposé chaque année48 666 €
Compte-titres, imposé à la cession49 278 €
Contrat de capitalisation48 098 €
Revenu forfaitaire imposé chaque année sur le contrat4,71 %
IS payé d'avance sur ce forfait avant le rachat32 378 €
Coût de cette avance pour la société1 180 €

Estimation indicative, fiscalité 2026 : impôt sur les sociétés au taux choisi ; contrat de capitalisation soumis au revenu forfaitaire de l'article 238 septies E du CGI (105 % du TME connu à la souscription), l'excédent étant déduit au rachat au taux d'IS de cette année-là ; coût de l'avance calculé au rendement net du placement imposé chaque année. Rendements supposés constants et non garantis : hors compte à terme et fonds en euros, un placement présente un risque de perte en capital. Ne constitue pas un conseil personnalisé ni un conseil financier.

Choisir le support selon le besoin

Le compte-titres ne fait payer l'IS qu'à la cession. Le contrat de capitalisation ferait avancer 32 378 € d'IS sur le forfait, ce qui coûte 1 180 € à la société en 5 ans. Un contrat ouvert quand le TME était bas garde son petit forfait : c'est une raison de ne pas le clôturer.

Comment est imposé un placement de trésorerie ?

Une société à l'impôt sur les sociétés paie l'IS sur ce que rapportent ses placements : 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice si elle a droit au taux réduit, 25 % au-delà. Ce qui change d'un support à l'autre, c'est le moment où l'impôt tombe :

  • compte à terme, compte rémunéré, fonds monétaire : le rendement est imposé chaque année, et seul le montant net d'IS continue de travailler ;
  • contrat de capitalisation : un revenu forfaitaire est imposé chaque année, puis l'impôt est recalculé sur le gain réel au rachat ;
  • actions détenues en direct : imposées seulement à la cession. La plupart des ETF, eux, sont imposés chaque année sur leur plus-value latente.

Le revenu forfaitaire du contrat de capitalisation

L'article 238 septies E du code général des impôts impose chaque année la société sur un revenu théorique : 105 % du taux moyen des emprunts d'État (TME) connu à la souscription, appliqué aux primes versées et aux forfaits déjà imposés. Avec un TME de 4,49 % en septembre 2026, ce forfait atteint 4,71 % par an, souvent plus que le rendement réel du contrat. Au rachat, l'IS porte sur le gain réel, moins les forfaits déjà imposés.

Le TME retenu est le dernier publié à la date de souscription, et il reste figé pendant toute la vie du contrat. Un contrat ouvert en 2021, quand le TME était proche de zéro, garde un forfait presque nul : c'est une raison de ne pas le clôturer.

Quand les taux d'État sont hauts, la société paie donc de l'IS d'avance sur un revenu qu'elle n'a pas encore touché. Au rachat, l'excédent de forfaits se déduit du résultat : l'impôt n'est pas perdu, il est avancé. Le simulateur chiffre cette avance et ce qu'elle coûte, puisque l'argent versé au Trésor aurait pu rester placé jusqu'au rachat. Elle pèse plus lourd sur un horizon long, si la société est en déficit l'année du rachat, ou si les forfaits ont été imposés à 25 % et la perte déduite d'un bénéfice taxé à 15 %. Le simulateur vous laisse choisir le taux d'IS de l'année du rachat, 0 % compris pour une société en déficit.

Exemple : 500 000 € placés pendant 5 ans

Un contrat ouvert en octobre 2026, donc au TME de septembre 2026 (4,49 %) : 500 000 €, 5 ans, IS à 25 %, le même rendement de 2,5 % par an sur les trois supports pour ne comparer que la fiscalité. Le simulateur reprend ces saisies avec le dernier TME publié, mis à jour chaque mois.

  • Placement imposé chaque année : 48 666 € de gain net.
  • Compte-titres : 49 278 € de gain net.
  • Contrat de capitalisation : 48 098 € de gain net.
  • IS payé d'avance sur le forfait du contrat : 32 378 €, qui coûtent 1 180 € à la société.

À rendement égal, le compte-titres rapporte le plus : il ne paie l'IS qu'à la cession, soit 612 € de plus en 5 ans que le placement imposé chaque année. Le contrat de capitalisation arrive dernier, parce que la société avance 32 378 € d'IS sur des revenus théoriques. Il ne reprend l'avantage que si son rendement dépasse nettement le forfait de 4,71 %, ou pour un contrat ouvert quand le TME était bas. Résultat propre à cette situation, non transposable.

Quel placement de trésorerie selon l'horizon ?

Je ne choisis pas un support pour sa fiscalité, mais pour la date à laquelle la société aura besoin de l'argent :

  • entre 6 et 18 mois : fonds monétaires, comptes à terme et solutions de trésorerie rémunérée ;
  • à 2 ou 3 ans : obligations de bonne qualité ou produits structurés, avec un risque de perte en capital pour ces derniers ;
  • au-delà de 24 mois : contrat de capitalisation ou compte-titres de la société.

Un point que je vois souvent : le compte à terme reconduit tacitement. Le taux de reconduction est celui du moment, souvent plus bas, et personne ne vous prévient. Chaque échéance est une décision : je mets une date de revue avant chacune et j'échelonne les maturités au lieu de tout placer en un seul bloc.

Placer la trésorerie suppose aussi de savoir combien en garder disponible : c'est ce que nous chiffrons lors du premier diagnostic.

Ce que le simulateur ne prend pas en compte

  • les frais d'entrée, de gestion et d'arbitrage, à déduire du rendement saisi ;
  • la variation des rendements dans le temps, et le risque de perte en capital hors compte à terme et fonds en euros ;
  • le travail comptable que demande un contrat de capitalisation ou un compte-titres en société : retraitement du portefeuille, calcul de l'IS sur les plus-values, provision pour dépréciation.

Questions fréquentes sur le placement de trésorerie d'entreprise

Les intérêts d'un compte à terme sont-ils imposés chaque année ?

Oui. Pour une société à l'impôt sur les sociétés, les intérêts sont imposés au fur et à mesure qu'ils courent, même s'ils ne sont versés qu'à l'échéance.

Un contrat de capitalisation est-il intéressant pour une société ?

Il reporte au rachat l'impôt sur la part du gain qui dépasse le revenu forfaitaire imposé chaque année. Quand les taux d'État sont élevés, ce forfait dépasse souvent le rendement réel du contrat : la société paie de l'impôt d'avance, qu'elle ne récupère qu'au rachat. Depuis que les taux sont hauts, je conseille plutôt un compte-titres en société, imposé seulement à la cession. Je n'envisage le contrat que pour un besoin au-delà de 24 mois.

Les ETF détenus par une société sont-ils imposés chaque année ?

La plupart, oui : l'article 209-0 A du code général des impôts impose chaque année la plus-value latente des parts de fonds détenues par une société à l'IS. Les fonds investis en permanence à 90 % au moins en actions de sociétés européennes en sont exclus, ce qui n'est pas le cas d'un ETF monde. Des actions détenues en direct ne sont imposées qu'à la cession.

Faut-il sortir la trésorerie de la société pour la placer ?

Pas forcément. La société capitalise après l'impôt sur les sociétés, sans prélèvement forfaitaire unique à payer tout de suite. Sortir en dividendes ouvre en revanche le PEA et l'assurance-vie, qu'une société ne peut pas utiliser. Je tranche avec quatre variables : la tranche marginale, l'horizon, le type de titres et le besoin de liquidités.

Sources

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